Revues en direct de Sydney : Maximilian Hornung

Salle Utzon, Opéra, 21 juin

Après l’affirmation de soi de son Concerto n°1 de Chostakovitch avec le SSO dans la salle de concert de l’Opéra la semaine dernière, le violoncelliste Maximilian Hornung est revenu dans le cadre plus intime de la salle Utzon pour un récital d’œuvres solo marquées par un son soyeux à grain fin, un contrôle magistral et une concentration musicale convaincante.

C’était un cadre qui permettait de connaître son sens musical, en particulier sa capacité à calibrer minutieusement les timbres pour créer un monde de possibilités tonales dans une plage restreinte. Bach est l’alpha et l’oméga de la musique pour violoncelle seul et il en était de même dans ce programme, encadré par les Suites en sol majeur et en do mineur.

Maximilian Hornung est revenu dans le cadre plus intimiste de la salle Utzon.

Dans le Prélude de la première Suite en sol, Hornung variait librement le tempo et l’intensité dynamique, évitant les moments évidents d’accélération impétueuse pour créer une conception originale. Dans des moments comme l’Allemande, il produisait un son frais et net sur les cordes tandis que la tonalité mineure du deuxième Menuet incitait à une expressivité rêveuse.