Le bureau des impôts et la police fédérale sont exposés à l’échec de l’enquête criminelle de PwC

Si la commande aboutit, ces informations sensibles pourraient être rendues publiques.

D’après les estimations du Sénat, nous savons que le fisc a contacté l’AFP pour la première fois au sujet de l’affaire PwC en mars 2018, et il a fallu un an à l’AFP pour déterminer qu’il ne pouvait pas ouvrir d’enquête criminelle.

Ce que nous ne savons toujours pas, c’est quelles preuves ont été partagées avant que la police fédérale ne prenne cette décision. Plus important encore, nous ne savons pas pourquoi il a décidé de ne pas utiliser ses pouvoirs d’enquête pour rechercher d’autres preuves.

S’il y a des points d’interrogation sur la façon dont Collins et PwC ont failli s’éloigner de ce scandale sans être détectés, c’est dans cette décision particulière.

Il a fallu encore quatre ans, et la publication de 143 pages de preuves accablantes d’actes répréhensibles par Collins et les partenaires de PwC, et une saisine du Trésor, pour que la police fédérale change de position et déclenche une enquête en mai de cette année.

Le commissaire de l’ATO, Chris Jordan, a déclaré que « certains » clients de PwC se sont vu proposer un stratagème pour contourner les lois multinationales sur l’évasion fiscale.Crédit: Paul Jeffers

Cependant, les contribuables ne devraient pas espérer tout de suite. Les nouvelles enquêtes de l’AFP et du Tax Practitioners Board pourraient garantir qu’il faudra des années avant d’obtenir une réponse claire, comme l’a souligné le commissaire de l’ATO, Chris Jordan, devant le comité sénatorial le mois dernier.

« Je pense que nous nous heurtons vraiment à un problème de préjudice potentiel de l’enquête criminelle qui se déroule actuellement », a-t-il déclaré au comité.

« Ne sommes-nous pas en train de buter sur une inaction de la police fédérale ? Pocock a répondu

Il est difficile d’être en désaccord avec l’une ou l’autre affirmation.

La décision de publier les communications est devant le tribunal du travail et ils ont fait preuve de prudence avec tant d’enjeux. Toute divulgation d’informations pourrait potentiellement nuire à l’enquête en cours et à toute action en justice potentielle qu’elle pourrait déclencher.

« Il n’est pas dans l’intérêt public que cette motion aboutisse. J’exhorte ceux d’en face à examiner attentivement les conséquences de la commande de documents liés à une saisine de la police », a déclaré Anthony Chisholm du parti travailliste au Sénat avant que son parti ne rejette la motion.

Quoi qu’il arrive avec ces informations sensibles, le public sera aux premières loges du prochain chapitre du scandale dans quelques semaines, lorsque la police fédérale sera rappelée avant une audience spéciale sur les estimations du Sénat prévue le 5 juillet.

Si quelqu’un peut expliquer le comportement de l’AFP sans porter préjudice à l’enquête en cours, c’est bien l’AFP elle-même.