DUNE : DEUXIÈME PARTIE
Réalisé par Denis Villeneuve
Écrit par Villeneuve et Jon Spaihts
166 minutes, notée M
Évalué par JAKE WILSON
★★★
George Lucas se fait critiquer pour avoir débuté chacun Guerres des étoiles chapitre avec un gros bloc de texte sur la Fédération du Commerce. Mais au moins, cela vous donnait quelque chose à quoi vous accrocher si vous n’aviez pas fait vos devoirs.
Dans Dune : Partie 2basé sur la seconde moitié du roman culte de science-fiction de Frank Herbert, le scénariste-réalisateur Denis Villeneuve s’y plonge directement, espérant que son public se souviendra où il s’est arrêté en 2021.
Je ne peux pas en être si sûr. Voici donc le récapitulatif obligatoire : à la suite d’un massacre dans son monde natal, le jeune autocrate héréditaire Paul Atreides (Timothee Chalamet) s’est enfui avec sa mère, Lady Jessica (Rebecca Ferguson), vers la planète désertique d’Arrakis, où ils ont été accueilli à contrecœur par le peuple semi-nomade Fremen.
Timothée Chalamet et Austin Butler croisent le fer.Crédit: Warner Bros
Arrakis se trouve au centre d’une lutte de pouvoir plus vaste, en tant que source unique de la précieuse épice qui rend le voyage dans l’espace possible (et qui possède des pouvoirs d’expansion mentale lorsqu’elle est ingérée). Mais Paul est-il vraiment le messie prophétisé dans la tradition Fremen, destiné à conduire les habitants locaux à la victoire sur leurs oppresseurs, les Harkonnens ?
Sinon, devrait-il tout de même assumer ce rôle, poursuivant sa quête de vengeance contre l’empereur machiavélique (Christopher Walken) de l’univers connu ? Qu’en est-il de ses visions prophétiques troublantes, de son amour sceptique Fremen (Zendaya) ou de la sœur télépathique à naître qui conseille Lady Jessica depuis l’utérus ?
Ce sont là des grandes lignes, mais j’espère que cela suffira pour continuer. Quant au style du film, Villeneuve n’est certainement pas Lucas, pas plus qu’il n’est la seconde venue de David Lynch, qui a réalisé une adaptation désastreuse de Dune en 1984 et se plaint depuis de ne pas avoir de montage final.
Ni une aventure rapide ni un casse-tête métaphysique, ce Dune a la lourdeur d’une épopée hollywoodienne à l’ancienne. Les personnages parlent à demi-chuchotements solennels, pour mieux contraster avec la partition tonitruante de Hans Zimmer une fois les séquences de combat s’échauffent (typiquement pour Villeneuve, la conception sonore est une force majeure).