La modernisation de la flotte navale des ADF est un gros pari pour la Chine et la prochaine décennie

Le programme en difficulté des frégates de classe Hunter, réduit dans cette itération, est un parfait exemple des trois.

Si la refonte du gouvernement se déroule parfaitement comme prévu, ce ne sera pas seulement une anomalie mais un miracle défiant l’histoire. D’autant plus que la marine est déjà occupée par l’entreprise massive de conversion aux sous-marins à propulsion nucléaire dans le cadre du pacte AUKUS.

Le gouvernement n’a pas non plus réussi à expliquer la justification stratégique de miser gros sur les navires de surface alors que la guerre en Ukraine et l’agression des Houthis en mer Rouge ont montré que ces navires sont de plus en plus vulnérables aux attaques de drones et de missiles bon marché.

Des experts comme Hugh White estiment que nous ferions mieux d’investir dans nos propres stocks de drones et de missiles, de préférence largués sur des navires depuis le ciel.

Le ministre de la Défense, Richard Marles, mérite cependant d’être félicité pour trois aspects clés de ce remaniement.

Premièrement, il a trouvé plus d’argent pour la défense : 1,7 milliard de dollars par rapport aux prévisions budgétaires et 11 milliards de dollars sur une décennie. Marles a été critiqué par les experts militaires et l’industrie de la défense pour ne pas avoir réussi à faire correspondre son discours avec de l’argent, et des spéculations persistantes ont couru selon lesquelles il aurait été « intégré » au comité d’examen des dépenses du Cabinet par la ministre des Affaires étrangères Penny Wong et d’autres collègues. Les dépenses de défense devraient atteindre 2,4 pour cent du produit intérieur brut d’ici le début des années 2030, une augmentation significative par rapport à l’engagement électoral du parti travailliste de 2,1 pour cent.

Deuxièmement, Marles brise l’idée selon laquelle les navires de la marine doivent être construits en Australie et modifiés pour les rendre typiquement australiens. Tout en s’engageant à poursuivre la construction navale à Perth et à Adélaïde, le gouvernement déclare qu’il achètera les trois premières frégates de nouvelle génération « prêtes à l’emploi » à l’étranger. Surtout, une conception de navire mature sera également sélectionnée. Cela réduira les risques et permettra aux navires d’entrer dans l’eau plus tôt.

Troisièmement, la marine exploite enfin les possibilités des systèmes autonomes plutôt que des navires imposants qui peuvent nécessiter des équipages de plus de 100 marins. La grande surprise de l’annonce de mardi a été le projet du gouvernement d’acquérir six « bateaux-drones » de la marine américaine qui ne nécessitent pas de marins à bord pour fonctionner. De tels bateaux sont encore en phase de développement, mais il est bon que le gouvernement pense à la technologie du futur plutôt qu’au passé.

Le gouvernement a présenté un plan ambitieux pour la marine, qui semble impressionnant sur le papier. La question de savoir si elle peut être mise en œuvre dans le monde réel, avec toutes ses complexités, déterminera si la refonte coulera ou nagera.

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