Le coup de mankini de Shane Rose est loin d’être scandaleux

Dans le sport, comme dans la vie, il existe généralement deux catégories de transgressions. Il y a les cas les plus graves : les agressions sexuelles, les matchs truqués et le dopage – le genre d’infractions qui justifient des sanctions sévères à la hauteur du crime.

Ensuite, il y a l’autre type. Le genre oh oui, ils y sont allés mais n’ont fait de mal à personne dans le processus. C’est ici que vit le barboteur de Todd Carney et que Mitchell Pearce fait semblant de baiser un petit chien lors d’une fête à la maison. Depuis le week-end dernier, c’est aussi là qu’habite monter à cheval tout en portant un mankini.

Et il faut le dire, Shane Rose a fait preuve de diligence dans ses efforts pour éviter d’offenser. Il n’y avait aucune chance que son poney baloney échappe à la casquette et au ruban électrique que le double médaillé d’argent olympique a appliqué pour éviter tout « incident » lors de sa séance d’habillage à Wallaby Hill Extravaganza plus tôt ce mois-ci.

Que la question de savoir si les éléments de Rose étaient correctement dissimulés ait fait la une des journaux mondiaux est absurde, d’autant plus que l’Australienne a fait un très bon travail en respectant le code vestimentaire de l’événement. Le site Internet de Wallaby Hill indique que, dans son Equestrian Extravaganza, « les participants se mesurent aux cavaliers de saut d’obstacles, tout en portant des costumes scandaleux ».

Les seules exigences vestimentaires stipulées, selon les conditions d’entrée, sont les suivantes : « Les normes australiennes, européennes et américaines en matière de casques s’appliqueront. Tous les cavaliers doivent porter des bottes d’équitation et un casque approuvé à tout moment lorsqu’ils sont montés, y compris lors des présentations. Les protections dorsales sont facultatives pour toutes les autres phases de saut.

Les photos de Rose prises ce jour-là montrent qu’il porte effectivement des bottes d’équitation et un casque. Il a complété les deux avec ce qu’il considère comme un « costume scandaleux ». À toutes fins utiles, il semble avoir suivi les règles avec diligence.

Si tout est en ordre sur ce front, qu’en est-il du plaignant anonyme ? Eh bien, si l’on assiste à un événement léger centré sur des costumes scandaleux, il va de soi que l’on devrait probablement apprendre à maîtriser son indignation.

De temps en temps, nous avons tous vu un fond auquel nous ne nous attendions pas. Le nudie run est depuis longtemps une célébration particulièrement australienne (et britannique) de l’échec et de la médiocrité. Streaking possède sa propre histoire.

Même le mankini a été une sorte de phénomène culturel pendant près de deux décennies de la vie de Borat. La personne qui s’est offensée s’estime peut-être chanceuse de voir un quinquagénaire à cheval et non un marathonien de vingt ans son aîné (une recherche rapide d’images sur Google en donne quelques-unes).