Le secret de la réussite professionnelle ? Laissez les autres vous aider

Les aspirateurs font un travail passable lorsqu’il s’agit de garder le café au chaud et la bière au frais, mais n’essayez pas d’y vivre longtemps. Les carrières sont personnelles, au mieux notre travail est une projection de nos préoccupations, ou bien il est une solution à nos névroses, l’expression d’un talent identifié. C’est qui nous sommes.

C’est du moins ce qu’on pourrait vous faire croire en mettant l’accent sur l’individu. Tout tourne autour de moi. Le problème est que les personnes déterminées pourraient très bien se retrouver célibataires. Mais peu importe, les relations, les enfants et la famille élargie, même les « simples » amis ne sont que des obstacles à la réussite professionnelle. Les objectifs doivent être précis. Nous ne devons pas perdre notre concentration. L’œil doit être gardé sur le ballon à tout moment. Nous devons faire ce que nous voulons vraiment faire.

Les carrières ne prospèrent pas dans le vide. Les gens comptent, alors, selon les mots de Sir Paul, « laissez-les entrer ».Crédit: Pierre Rae

Le but est de se laisser enfouir dans le refrain plutôt méchant de Mon chemin, « Car qu’est-ce qu’un homme, qu’a-t-il ? S’il n’est pas lui-même, il n’a rien ». L’expression ultime de l’individualisme américain du XXe siècle – celui auquel nous sommes tous encouragés à aspirer. Bon sang, vous autres, c’était à propos de moi.

Un monde où chacun se débrouillerait pour soi serait horrible. Ce serait pire que le moment où les tartes gratuites sortent dans le salon Qantas, ou que d’être coincé dans un embouteillage pendant 90 minutes en essayant d’assister à un concert de Paul McCartney pendant que d’autres tentent d’éviter la file d’attente.

Pour chaque personne qui s’efforce de faire les choses à ma manière, il y en a une légion d’autres qui ont mis de côté leurs rêves de carrière pour soutenir l’ambition des autres. Parmi les 45 000 supporters présents dans la foule, il y avait un certain Paul McCartney, et derrière lui (et parfois à ses côtés) se trouvait un groupe de musiciens relativement anonymes.

Il y avait aussi mention d’un type appelé John et de deux autres appelés George. J’ai dû manquer la mention d’un type appelé Ringo. Généreusement, M. James Paul McCartney a reconnu une longue liste de personnes qui le soutiennent, notamment son épouse Nancy, les techniciens du son, les roadies et les gréeurs, entre autres.

Pour être honnête, la foule n’était probablement pas là pour entendre lire à haute voix la liste de toutes les personnes qui ont joué un rôle dans le succès de McCartney. Après tout, ce n’était pas un discours aux Oscars.

Il n’y a pas suffisamment d’attention ou de respect accordé aux supporters lorsqu’il s’agit de planifier leur carrière. Les carrières ne prospèrent pas dans le vide. Les gens comptent. Le travail sous toutes ses formes est une contribution sociale. Les produits ont besoin de clients, les artistes ont besoin de publics et les politiciens doivent être ignorés (surtout !).