La seconde concerne la raison pour laquelle quelqu’un réagirait si fortement à ce qui, dans l’ordre des choses, n’est pas vraiment un gros problème. Oui, cinq spams en l’espace de quelques minutes, c’est ennuyeux, mais pas assez insupportable pour provoquer ce genre de réponse. J’ai remarqué que vous avez utilisé le mot «sacro-saint» pour désigner votre réunion hebdomadaire de tout le personnel, et je me demande si votre organisation a adopté l’idée du «rituel» d’entreprise.
Je n’aime pas du tout le terme. Je comprends que certaines conventions ou pratiques répétées sont importantes dans un milieu de travail. C’est amusant de faire un saut au café local avec des collègues, par exemple, et de prendre un café le matin. Il est utile d’avoir une réunion régulière où tout le monde se réunit et parle de ses réalisations et de ses défis.
Ce ne sont pas des rituels.
Un rituel est religieux. Embarqué dans sa signification est un sens de la solennité et de la dévotion. Cela implique que le travail est un domaine spirituel dans lequel le culte n’est pas seulement important, mais attendu – la divinité vénérée peut être la productivité, le profit ou la domination du marché.
Pour moi, c’est grotesque. C’est aussi dangereux. Lorsque vous parlez d’une réunion comme d’un « rituel », vous demandez aux gens de la traiter avec un sérieux habituellement réservé aux questions de morale et de métaphysique. Maintenant, comme dans tous les lieux de travail, certaines personnes l’écarteront comme un radotage d’entreprise encore plus risible (cet article de le Forum économique mondial mentionne « tirer un jouet pistolet nerf pour conclure un projet » comme un rituel important et efficace). Mais d’autres le prendront un peu au sérieux. Et certains deviendront de purs fanatiques.
Si ce collègue s’est envolé parce qu’il pensait préserver le caractère sacré d’un «rituel», je pense que la direction, agissant en tant que clercs, a beaucoup plus de responsabilités que l’employé servile et grossier, agissant en tant qu’acolyte.
Mon conseil serait de supprimer l’idée du travail comme lieu de dévotion, de révérence et de cérémonie. Cette tentative désespérée d’assimiler l’entreprise au divin est stupide et dangereuse. Plus tôt on l’arrête, mieux c’est pour tout le monde.
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