DANSE
Ballet de l’heure du conte : Cendrillon ★★★★
The Australian Ballet, Arts Centre Melbourne, jusqu’au 17 décembre
C’est un régal de Noël en avance pour les tout petits chignons. L’Australian Ballet a déchiré les emballages d’une nouvelle version colorée d’une heure de Cendrillon avec des extraits de la ravissante partition de Prokofiev.
Réalisé par David McAllister, il s’agit d’un conte de fées plutôt séduisant qui équilibre habilement la chorégraphie classique, le clown exagéré, la magie de la scène et le business habituel de la pantomime.
Kit Thompson dans Cendrillon de l’Australian Ballet.Crédit: Kate Longley
Nicole Moshidis était Cinders – ou Ella, comme on l’appelle ici – mercredi soir et a dansé avec une jolie sincérité. Jeremy Hargreaves était son prince. Leur pas de deux est bref mais très rêveur et lent.
Les bouffons de la pièce, les demi-sœurs mesquines, ont été interprétées par Chantelle van der Hoek et Sophie Wormald. Ils font la moue, s’agitent et dégringolent pour le plus grand plaisir de tous. Kit Thompson était plus posée en tant que belle-mère intrigante.
Elena Salerno était la fée marraine et Corey Gavan le maître de danse. Sean McGrath reprend son rôle de narrateur de Storytime. Quatre courtisans composent le reste du bel ensemble.

Elena Salerno, Sophie Donald et Myah Gadd dans une représentation de Cendrillon.Crédit: Kate Longley
Il y a quelques trucs assez astucieux de tour de passe-passe théâtral. Le moment où les haillons de Cendrillon se transforment en une robe bleue étincelante est particulièrement impressionnant. Comment font-ils? Clignez des yeux et vous raterez tout.
Comme pour la version vacances de La Belle au bois dormant en janvier de cette année, des baguettes à piles sont en vente dans le hall, que McGrath fait fonctionner pendant la représentation. Ces objets indésirables sont désormais quasiment omniprésents lors des événements destinés aux enfants.