«Cette approche renforce la stigmatisation et la discrimination auxquelles les personnes handicapées et souffrant de problèmes de santé sont déjà confrontées», indique le document, dirigé par le groupe de défense Welcoming Disability.
«C’est archaïque, dégradant et ne tient aucun compte de la capacité du demandeur ou de sa famille à contribuer socialement et économiquement à la communauté australienne.»
Dans son mémoire, le Law Council of Australia souligne que le seuil de coût du Canada est de 143 000 $ sur cinq ans, et celui de la Nouvelle-Zélande est de 74 500 $ sur la même période. Plusieurs groupes ont demandé que le seuil de l’Australie soit au moins le même que celui des pays similaires.
Le gouvernement fait également face à des appels visant à abolir l’éducation spécialisée en tant que coût pris en compte, des groupes affirmant que l’éducation est un droit fondamental pour tous les enfants. Même s’il était retiré de l’évaluation d’Alicio, son coût estimé resterait bien supérieur à un seuil élevé.
Mais Pierre Haddad, bien que douteux de l’exactitude des coûts imputés à son fils, insiste sur le fait que la famille n’a pas besoin d’aide pour s’occuper d’Alicio.
«Je n’ai rien demandé», dit-il.
L’état d’Alicio ne l’a pas empêché de suivre des cours de natation.
Des lettres de son physiothérapeute et d’un agent de migration soutenant la lutte de la famille pour rester, datées de 2021, indiquent que ses coûts annuels réels s’élevaient à 3 122 $ par an pour la physiothérapie, payés par la famille.
La Commission australienne des droits de l’homme affirme que le traitement réservé aux migrants handicapés par le pays est en contradiction avec la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées.
« Il n’y a rien à gagner de l’exclusion des personnes handicapées par le biais d’un quelconque cadre juridique ou politique », indique le document, qui ajoute que les nations renoncent à des avantages économiques considérables en le faisant.
Plusieurs groupes ont demandé que toute perte financière perçue liée à la prise en charge d’un migrant handicapé soit mise en balance avec les contributions sociales et économiques qu’ils apporteront.
Aux yeux de multiples experts traitants cités dans les documents depuis ce titre, Alicio progresse vers l’indépendance.
Son père, qui portera ce mois-ci le cas de la famille devant le Tribunal d’appel administratif dans l’espoir d’annuler la décision du gouvernement, affirme que son fils utilise à peine un fauteuil roulant à la maison, préférant s’asseoir sur un cadre ou marcher avec l’aide d’autrui.
« Il regarde toujours vers l’avenir », explique Pierre Haddad, directeur d’une maison de retraite. « Quoi qu’il arrive, il veut marcher. »
Il est convaincu qu’Alicio apportera une énorme contribution à la société australienne.
« Il essaie d’aider les gens dans le même état que lui, en leur demandant : ‘Papa, puis-je lui parler et lui raconter mon histoire ?’ Peut-être qu’il pourra changer certaines choses dans ma vie.
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