deux ex-détenus arrêtés pour non-respect du couvre-feu à Noël

Deux autres anciens détenus libérés après une décision historique de la Haute Cour ont été de nouveau arrêtés pendant la période de Noël pour non-respect du couvre-feu.

Sept des quelque 150 non-citoyens, parmi lesquels des délinquants sexuels et d’autres criminels violents, ont été arrêtés depuis qu’ils ont été libérés du centre de détention de l’immigration, après que la Haute Cour a annulé un précédent de 20 ans qui permettait à ceux qui n’avaient aucune chance d’être expulsés vers être enfermé indéfiniment.

Le procureur général Mark Dreyfus, la ministre de l’Intérieur Clare O’Neil et le ministre de l’Immigration Andrew Giles s’adresseront à la saga de la Haute Cour le 6 décembre.Crédit: Alex Ellinghausen

La police fédérale australienne a confirmé qu’un Afghan, Mohammed Ali Nadari, âgé de 45 ans, avait été arrêté et inculpé à Merrylands, en Nouvelle-Galles du Sud, après avoir prétendument enfreint les obligations du couvre-feu entre le 15 et le 28 décembre. Il comparaîtra devant le tribunal de Parramatta le 19 janvier. il a été arrêté pour la deuxième fois depuis sa sortie de détention. La première fois, c’était pour possession de cannabis.

Par ailleurs, un Iranien âgé de 38 ans a été arrêté et inculpé le 24 décembre après avoir été retrouvé dans une propriété à Perth, alors qu’il aurait enfreint le couvre-feu.

Les deux hommes risquent une peine maximale de cinq ans de prison ou une amende de 93 900 dollars en vertu des lois adoptées en décembre, que les avocats des droits de l’homme ont critiquées comme étant trop lourdes et discriminatoires.

La législation donne également au gouvernement la possibilité de s’adresser à un tribunal pour que les « pires des pires » de la cohorte soient à nouveau incarcérés s’ils sont jugés comme représentant un risque inacceptable pour la communauté.

Le gouvernement fédéral a créé le mois dernier un comité d’experts pour recommander quels membres de la cohorte sont si dangereux qu’ils devraient être envoyés en détention préventive.

Le porte-parole de l’opposition aux affaires intérieures, James Paterson, a déclaré que les travaillistes auraient déjà dû utiliser ces lois.