Au cours de ces quelques mois, j’ai appris une leçon douloureuse : la productivité toxique évolue rapidement, mais l’épuisement professionnel est lent.
Cela n'arrive pas du jour au lendemain, mais cela peut arriver de manière inattendue. Il y a des signes avant-coureurs, mais ils passent généralement inaperçus. Ce n'est pas un événement soudain. Il s'accumule au fil du temps.
Pour moi, la lente combustion a commencé avec les déjeuners sautés, les calculs quotidiens de productivité, l'obsession de faire mes preuves et le point décisif : lier mon estime de moi à mon travail. Cette combinaison a donné naissance à une relation assez toxique avec la productivité.
Alors, comment pouvons-nous nous débarrasser de la productivité toxique ? Voici ce qui peut aider.
N’oubliez pas que votre travail ne représente pas votre valeur. Le travail occupe une place cruciale dans nos vies. Mais s'il est le principal moteur de notre estime de soi, nous nous mettons dans une position précaire. Car lorsque nous traversons une crise professionnelle, comme c'est le cas pour tout le monde, notre estime de soi en prend un coup et il est beaucoup plus difficile de rebondir.
Établissez des limites saines. Vos limites reflètent ce que vous appréciez le plus. Il est facile de se concentrer sur les victoires à court terme et de dire oui à tout. Mais votre carrière est un jeu à long terme. Apprendre à fixer de bonnes limites est la clé d'une carrière durable et saine.
Commencez à déterminer ce que vous appréciez le plus et utilisez-les pour guider votre prise de décision professionnelle. Avant de prendre un nouvel engagement, demandez-vous : si vous dites oui à cette chose, à quoi dites-vous non et quel en sera le coût pour vous personnellement ?
Être performant et être bien vont de pair. Phil Wolffe, spécialiste du bien-être au travail, affirme qu'il est essentiel d'apprendre comment vous récupérez le mieux d'un travail difficile et d'intégrer cela dans votre routine quotidienne.
Pour certains, la guérison peut se résumer à une promenade quotidienne, pour d’autres à une sortie à la plage. Le repos peut consister à lire un livre ou à regarder une série télévisée. Mais le plus important : apprendre à récupérer, à se reposer et à se détendre sans culpabilité.
Optimisez, mais ne soyez pas obsédé. Bien que nous devions optimiser notre routine et notre productivité, soyez attentif à tout signe d'obsession. La rumination et l'autocritique sévère sont souvent les premiers signes d'une obsession au lieu d'optimiser votre productivité. Lorsque nous optimisons, nous donnons la priorité à la récupération, au repos et à la relaxation, sachant qu'ils sont essentiels pour les performances et le bien-être à long terme.
Shelley Johnson est la fondatrice de l'agence RH Boldside et anime le podcast ma carrière millénaire.