CIRQUE
Casey Lorae | La Folie après la tombée de la nuit
Théâtre Gasworks, jusqu'au 11 octobre
La Folie After Dark est à l'affiche au Gasworks Theatre jusqu'au 11 octobre.Crédit: Photographie de toutes les sensations
Cela commence par un avertissement : préparez-vous au « blasphème, au sado-maso et aux agressions ». Assis dans une pièce sombre et brumeuse, regardant un cerceau et des chaînes suspendus, on ne sait pas vraiment dans quoi vous êtes entré. Mais une fois que la première interprète se contorsionne, l’incertitude est remplacée par une pure crainte. À quelques mètres de hauteur, elle soulève et tord son corps sans effort, enroulant ses membres autour du cerceau comme si elle était liquide.
La puissance du corps humain est pleinement mise en valeur, que ce soit sur un cerceau, un trapèze, des soieries ou des sangles. Les artistes tombent librement du plafond, font le grand écart dans les airs et soulèvent les autres artistes par le cou avec leurs pieds. Cela défie toute croyance et pourtant semble si sensuel et fluide.
Bien que chaque acte individuel soit stupéfiant, la production dans son ensemble manque de cohésion. Une tentative déconcertante de relier deux performances à l’aide d’une coupelle interrompt votre rêverie stupéfaite. La Folie a du mal à relier les points, mais cela témoigne toujours de la force à couper le souffle et de la séduction de la forme humaine.
★★★
Évalué par Nell Geraets
THÉÂTRE
Dylan Murphy et Tom Henry Jones | Dans le noir
Salle des métiers, jusqu'au 12 octobre
Quelque part dans un bunker secret, cinq comédiens attendent que l'électricité soit siphonnée dans un désert dystopique pour pouvoir démarrer leur humble émission de radio : le bras droit d'un régime autoritaire essayant de calmer la rébellion via le bruitage, les contes moraux et la propagande théâtralisée. Imaginez un Orson Welles orwellien, ou Les jeux de la faim comme émission de l'entre-deux-guerres. Les rebelles sont dehors, la voix désincarnée de votre grand frère leader attend de livrer ses notes de performance via un peloton d'exécution, et il y a un seau à pisse si vous en avez besoin.

In the Dark se produit au Trades Hall jusqu'au 12 octobre.Crédit: Dylan Murphy
C'est une prémisse fantastique, et les écrivains Dylan Murphy et Tom Henry Jones ont réuni un casting de premier plan pour y parvenir. Hannah Camilleri se transforme en corbeau avec le battement d'un arbre en plastique et un cri étrange. Maria Angelico passe facilement de la laitière débauchée à l'amante aux yeux de biche. Et la voix sonore de Mark Mitchell est parfaite dans le rôle de l'acteur vétéran qui cherche désespérément à plaire aux femmes de 16 à 25 ans qui barattent le beurre.
Mais trop d’exposés noue le scénario. Et les moments de bruitage – souvent la partie la plus intéressante des pièces radiophoniques théâtralisées – sont trop sous-développés pour justifier la raison pour laquelle le spectacle a été mis en scène. En fin de compte, ce casting meurtrier n’a pas assez de choses à faire, et cette prémisse meurtrière ne parvient pas à trouver ses marques.
★★
Évalué par Guy Webster