MarchanderParamount+, série complète du 5 octobre
★★★★
Nous en sommes à 18 minutes dans ce drame d’action coréen avant-gardiste avant d’arriver aux titres d’ouverture, 20 minutes avant que nous ayons le premier sentiment clair que rien n’est comme il semble, et 23 minutes avant que la situation réelle ne se révèle.
Et ça, le premier rebondissement parmi tant d’autres, est le suivant : le type sordide (Jin Seon-Kyu) qui imaginait qu’il s’était enregistré dans une chambre dans un hôtel isolé pour payer des relations sexuelles avec une vierge de 18 ans (Jeon Jong-Seo ) y a en fait été attiré pour que ses organes soient prélevés par un syndicat du crime.
Jeon Jong-Seo dans le rôle de Park Joo Young, une écolière (ou est-elle ?) devenue travailleuse du sexe (peut-être) avec une ligne de prélèvement d’organes (certainement) dans Bargain.Crédit: Paramount+
Et puis, au bout de 36 minutes, alors que le premier des six épisodes se termine, le sol bouge encore une fois, alors que le bâtiment est ravagé par un tremblement de terre, un trou s’ouvre dans le sol et divers personnages plongent vers un destin nouveau et tordu. les attend.
Étonnamment, tout cela se produit sans une seule modification visible. Chaque épisode suit le même modèle à prise unique, même si, en y regardant de plus près, je parierais qu’il y a des coupures sournoises qui se cachent dans l’ombre.
Marchander est un cinéma intelligent, avisé, qui fait monter l’adrénaline et c’est absolument passionnant. Il a une certaine structure narrative d’un jeu vidéo, alors que les personnages se frayent un chemin à travers un labyrinthe de béton effondré et sont parfois repoussés de quelques niveaux en tombant (ou en étant poussés) à travers ce trou béant dans le sol, tombant. vers – et, s’ils ont de la chance, en sortant – d’une mare d’eau au sous-sol.
Il a cette préoccupation particulièrement sud-coréenne quant à la façon dont les gens se comportent lorsqu’ils sont poussés à bout dans une société qui semble favoriser uniquement l’avancement personnel, quel qu’en soit le prix. C’est totalement nihiliste, avec juste un aperçu occasionnel d’espoir et de décence humaine pour vous faire penser qu’un bien pourrait encore émerger de ces décombres.
Adapté du court métrage du même nom sorti en 2015, Marchander passe de l’interaction entre un homme et une écolière alors qu’ils négocient sur le sexe à quelque chose qui commence par cette prémisse et s’étend dans une myriade de directions. Aucune situation n’est tout à fait ce qu’elle paraît, aucune explication d’un personnage sur lui-même ou sur ses motivations n’est fiable, la dynamique du pouvoir évolue et change continuellement.