Force of Nature n’est pas à la hauteur de l’original

Une fois de plus, l’intrigue l’envoie dans un lieu pittoresque directement lié à un traumatisme personnel ancien (il s’agit d’une carte narrative que l’on ne peut jouer qu’un certain nombre de fois, ce qui peut expliquer pourquoi Harper a choisi de conclure sa série après le livre). trois).

Ici, il s’agit des Giralang Ranges fictifs, à quelques heures de Melbourne, où la recherche est en cours pour retrouver une femme qui n’est pas revenue d’une retraite de randonnée d’entreprise.

Un acte déloyal semble possible, d’autant plus que la femme en question, Alice Russell (Anna Torv), sert d’informatrice à Aaron et sa partenaire Carmen (Jacqueline McKenzie), qui travaillent sur une affaire de blanchiment d’argent dans son entreprise. Une autre intrigue secondaire implique un tueur en série autrefois actif dans la région, dont les victimes sont probablement encore enterrées quelque part dans la brousse.

Bref, il se passe beaucoup de choses : pas grand-chose pour un roman de 300 pages, mais c’est une autre affaire pour Connolly de tout écraser en deux heures. Le travail nécessite plusieurs séries de flashbacks : le fil conducteur le plus convaincant est l’expédition de randonnée où les tensions montent entre Alice et les autres membres de son groupe entièrement féminin, un scénario qui aurait pu être un film à lui seul. Sinon, il y a beaucoup d’Aaron qui interrogent les gens, alourdi par le sentiment de sa responsabilité dans le sort d’Alice.

Le défi du tournage de ce type de roman policier consiste à s’assurer que chaque scène est suffisamment chargée de sous-texte pour être considérée comme une véritable rencontre dramatique, et non comme un simple moyen de faire avancer l’intrigue. Cela n’arrive pas toujours Force de la naturequi même à son meilleur n’est pas loin des rythmes conventionnels de la télévision.

Pourtant, certains des vétérans de la distribution fournissent des croquis experts de types australiens reconnaissables, notamment Deborra-Lee Furness dans le rôle de la patronne croustillante d’Alice, intitulée mais pas totalement antipathique ; Richard Roxburgh, dans le rôle de son mari souriant, joue le rôle plus large que quiconque, mais constitue un contre-courant efficace à la retenue de Bana.

En fin de compte, le titre maladroit semble être le symptôme d’un problème plus large de définition. Au-delà de la solution littérale au mystère, qu’est-ce que Force de la nature : Le sec 2 censé être à peu près ? Il serait facile de dire que la forêt tropicale est le véritable protagoniste, qu’elle domine toute l’histoire, ce qui rend les conflits humains insignifiants en comparaison. Mais les arbres ne livrent pas leurs secrets.

Force de la nature : Le sec 2 sort en salles le 8 février.