Voici ce que notre homme dit à propos de ce jeu remarquable :
Par où commencer
Il est difficile de savoir par où commencer pour décrire cette victoire des Lions. Dire qu'ils ont réussi à s'imposer serait un euphémisme. Ce fut, à bien des égards, un hold-up : pendant deux quarts-temps et demi, ils n'étaient pas près d'y parvenir. Ils ont remporté le match en deux rafales électriques, à la fin du troisième quart-temps et dans les dix dernières minutes du match. Les joueurs qui avaient été battus toute la soirée — Dayne Zorko, Lachie Neale, Joe Daniher — ont tous joué des mains gagnantes. Daniher, en particulier, a été encensé à l'infini pour son incapacité présumée à produire quand cela comptait. Ses deux buts pour remporter le match, tous deux sous des angles très difficiles et sous une pression maximale, ont montré un mental d'acier. La capacité de cette équipe à jouer les grands moments a été remise en question à de nombreuses reprises (il lève sa main). Pour remporter ce match alors qu'ils étaient menés de 44 points, ils ont dû gagner tellement de moments importants. On ne peut que baisser le couvercle. Ils se dirigent vers une quatrième finale préliminaire en cinq ans.
Quelle soirée : les Lions font la fête.
Des géants brisés
Bien que ce soit un vol nocturne pour les Lions, ce fut une défaite écrasante pour les Giants, une défaite qui restera gravée dans leur mémoire tout l'été et bien au-delà. En position de force, ils ont quitté ces finales en trois sets. Ils n'ont perdu aucun admirateur lorsque Sydney les a dépassés lors de la finale de qualification. Mais laisser filer ce match soulève de nombreuses questions sur leurs propres faiblesses. Ils avaient ce match à leurs conditions. Pendant trois quarts-temps, ils ont remporté tous les affrontements cruciaux : Toby Greene contre Brandon Starcevich, James Peatling contre Dayne Zorko, Toby Bedford contre Lachie Neale et Sam Taylor contre Joe Daniher. Ils ont privé les Lions de leur jeu de marquage incontesté. La moitié de l'équipe des Lions avait du mal à tirer. Ils ont arrêté de courir, ils ont perdu leur sang-froid, ils ont raté des occasions de mettre le résultat hors de doute. Mais à bien des égards, ce match était représentatif de la saison 2024, dans laquelle même les plus grosses avances ne sont qu'une invitation pour l'opposition : comme le disait l'entraîneur des Lions Chris Fagan, quand on marche sur de la glace mince, autant danser, ce qu'il a fait avec délectation après la sirène finale.

L'heure de Toby : Ce ne fut pas le cas pour les Giants, qui ont gaspillé une avance de 44 points.
Pas de peur
Il a fallu un jeune joueur complètement dénué de peur pour faire tourner ce match en faveur des Lions lorsque la pression était à son comble. Ce joueur était Will Ashcroft, qui en était à sa deuxième année et qui vient tout juste de revenir d'une reconstruction du genou qu'il a subie à la fin de sa première année. Lorsque Lachie Neale et Dayne Zorko avaient du mal à se défaire de leurs étiquettes, lorsque les attaquants Cam Rayner et Zac Bailey ne pouvaient pas acheter une touche, c'est Ashcroft qui a continué à courir, à garder la tête, les pieds et le sang-froid. Ses statistiques étaient impressionnantes – 27 touches, neuf dégagements, cinq plaquages, deux passes directes – mais c'est son tempérament qui s'est démarqué. Voici un joueur qui ne cesse de se battre, qui ne se laisse pas ébranler par les circonstances et dont les compétences tiennent bon lorsque la fournaise est chaude. Les Lions ont un sacré joueur entre les mains – et son frère Levi, qui sera repêché en tant que choix père-fils par les Lions, est censé être encore meilleur.