Le DomaineAmazon Prime Vidéo
★★½
Le Domaine est une comédie de cupidité folle, limite insipide et parfois drôle sur un misérable groupe de vautours encerclant le cadavre pas tout à fait d’une riche tante jeune fille. C’est une prémisse décente mais, malheureusement, cela représente moins que la somme de ses parties.
Macey (Toni Collette) est de bon cœur et maussade. Divorcée deux fois, elle est sur le point de perdre son dernier amant, un homme aux crises de larmes incontrôlables, pour un travail en Alaska. Plus pressant, c’est qu’elle est sur le point de perdre le dîner minable qu’elle tient avec sa sœur Savanna (Anna Faris) à cause d’une montagne de dettes. Leur père a fondé l’endroit il y a 50 ans; bientôt il sera aussi mort que tous les corps enterrés dans le cimetière d’en face (lieu, lieu, lieu).
Anna Faris dans Savanna et Toni Collette dans Macey, les sœurs au cœur de The Estate.Crédit:Amazon Prime Vidéo
Le film, écrit et réalisé par Dean Craig et tout à fait dans le ton et le style de ses précédents scénarios pour Mort lors de funérailles et le set-en-Australie Quelques meilleurs hommes, ne perd pas de temps à faire de Macey le héros à faible puissance de la pièce, ce qui a pour effet malheureux de signaler dès le départ où elle se terminera. Savanna, cependant, est un gâchis éthique et comportemental. Tant mieux, car elle est le moteur de l’histoire.
C’est elle qui se précipite sur la nouvelle que leur tante vieillissante Hilda ( Kathleen Turner ) est en train de mourir et leur suggère de se faire plaisir avec la vieille dame sans enfant afin de se faufiler dans son testament. L’immense maison d’Hilda et ses divers biens mobiliers doivent valoir 20 millions de dollars, estime-t-elle. Ça arrangera leur dîner de merde sans fin.
Bien sûr, quand ils arrivent, ils découvrent qu’Hilda n’est pas seule du tout. Leurs cousins Richard (David Duchovny) et Beatrice (Rosemarie DeWitt) sont déjà là, avec une longueur d’avance considérable dans les enjeux de succion. Le mari de Beatrice, le chef James (Ron Livingston), prépare également une tempête, espérant que l’estomac d’Hilda est le chemin le plus rapide vers son cœur glacé et son portefeuille gonflé.

David Duchovny comme Richard « Je préfère Dick » et Rosemarie DeWitt comme Béatrice.Crédit:Amazon Prime Vidéo
Il y a amplement de place dans les intrigues, l’avarice et la concurrence des cousins, et l’imperméabilité silex d’Hilda à tout cela, pour une comédie large, subtile et parfois dégoûtante. Mais Craig le pousse rarement aussi loin que possible.
L’égoïsme de Béatrice repose légèrement sur ses épaules; elle est tellement à l’aise avec sa cupidité qu’elle en est presque béate. De même, la sordiderie de Richard – « Je préfère Dick » – est parfaitement tranquille. C’est amusant, cependant, de voir Duchovny jouer sur son passé personnel et professionnel avec une telle conscience de soi.