Ces dernières années, il y a eu une tendance bien intentionnée mais finalement erronée vers la surprotection. Les parents, soucieux d'épargner la douleur à leurs enfants, interviennent au premier signe de problème – appeler les enseignants à contester les notes, négocier avec les entraîneurs pour plus de temps de jeu ou simplement supprimer complètement les obstacles. Cette parentalité de conciergerie peut aller trop loin, sapant l'autorité et les frontières dont les jeunes ont besoin pour prospérer.
Le résultat? Une génération moins équipée pour gérer les déceptions inévitables de la vie. Lorsque les enfants ne sont pas autorisés à échouer, ils n'apprennent pas que l'échec est survivable. Lorsque chaque revers est amorti, ils manquent la chance de développer le grain et la ténacité que demande à l'âge adulte.
Alors, quels conseils ce psychologue et adolescent classé par le patrimoine peuvent-ils donner aux parents lorsque leur progéniture doit faire face à la déception?
Tout d'abord, résistez à l'envie de résoudre immédiatement le problème. Allez en arrière et laissez le temps de votre enfant à traiter ses sentiments et trouver les mots pour les exprimer.
Ensuite, aidez-les à évaluer la situation objectivement. Une vérification de la réalité leur fait évaluer si elle est vraiment aussi mauvaise qu'il y paraît.
Surtout, ne laissez pas la déception se transformer dans le ressentiment ou l'anxiété. Encouragez la réflexion constructive plutôt que la rumination.
Enfin, parlez-en lorsqu'ils sont prêts, car une expression encourageante peut aider les jeunes à traiter la déception de manière saine. Les jeunes travaillent beaucoup mieux car les usines de traitement des émotions que les conteneurs stériles.
Des techniques simples, telles que la respiration profonde, peuvent aider à gérer la réponse physiologique à la déception, en gardant les jeunes dans le «mode de réflexion» plutôt qu'avec le «mode de réaction».
L'âge adulte n'est pas une série de triomphes ininterrompus. Il s'agit, plus souvent, d'un voyage marqué par des défis, des revers et le besoin d'adaptation. En permettant à nos enfants de vivre et d'apprendre de la déception, nous ne sommes pas cruels – nous les préparons à la réalité. Nous leur enseignons que le hasard et le chaos se produisent dans l'univers, que la vie peut être difficile, que les choses peuvent mal tourner et que ce qui compte le plus, c'est la façon dont nous réagissons.
En tant que parents et soignants, notre rôle n'est pas d'éliminer la déception mais de marcher aux côtés de nos jeunes pendant qu'ils y naviguent. Nous devons modéliser la résilience, encourager la pensée positive et fournir le soutien dont ils ont besoin pour émerger plus fort de chaque revers.
James Sicile aura d'autres coups de pied, et Hawthorn augmentera à nouveau, tout comme nos enfants seront confrontés à de nouveaux défis et revers. Si nous pouvons leur apprendre à saluer la déception non pas par la peur ou l'évitement, mais avec le courage et la curiosité, nous leur aurons donné un cadeau bien plus grand que toute victoire éphémère.
Michael Carr-Gregg est un psychologue adolescent et l'auteur de 14 livres sur la santé mentale.