Mais cette affaire n’était pas Juukan Gorge 2.0, qui impliquait la destruction par Rio Tinto de précieux artefacts historiques des Premières Nations en 2020. Le tollé général autour de Juukan a été un jour marquant pour la culture autochtone et un signal d’alarme pour les entreprises et la fragilité de leurs licences sociales. Dans les mois et les années qui ont suivi, le directeur général de Rio et deux cadres supérieurs ont perdu leur emploi et le conseil d’administration a été remanié.
Pour l’Australie, il s’agit d’un embarras national qui a retenu l’attention sur la scène mondiale.
L’affaire Santos intentée par les Tiwi Islanders – et soutenue par le Bureau des défenseurs de l’environnement – n’était pas dans la même catégorie. Cette affaire affirmait que le pipeline de Santos endommagerait Sea Country et mettrait en colère deux créatures des histoires de Dreaming – Ampiji, le serpent arc-en-ciel et l’homme crocodile – et que sa perte constituait un revers important pour ceux qui souhaitaient protéger la culture autochtone.
L’affaire pourrait éclairer un grand nombre de contestations judiciaires contre de nouveaux projets gaziers de la part de groupes autochtones qui soutiennent qu’une consultation insuffisante a eu lieu sur les effets des divers projets proposés sur leur patrimoine culturel.
Une autre société pétrolière et gazière, Woodside, mène une affaire similaire concernant son projet gazier de Scarborough, en Australie occidentale, d’une valeur de 16,5 milliards de dollars.
La perte du Tiwi Islander risque de relever la barre pour les futures poursuites intentées par des groupes environnementaux et autochtones.
Le juge a également estimé que le risque doit être « important » en termes de chances qu’il se produise, ainsi que de nature et de gravité des conséquences.
Sans surprise, le jugement a été qualifié de victoire majeure pour Santos, étant donné que la juge Natalie Charlesworth s’est déclarée peu convaincue par les arguments selon lesquels le pipeline causerait un préjudice irréparable aux propriétaires traditionnels et à leur connexion à la mer, et que par conséquent Santos ne le ferait pas. doit réviser son plan environnemental.
Le jugement, quant à lui, est salué dans les milieux d’affaires comme une victoire significative et une victoire pour le risque souverain de l’Australie.
Il y a environ 30 milliards de dollars de projets de GNL à l’étude en Australie et leurs chances d’obtenir des autorisations environnementales se sont sans doute améliorées grâce à cette décision.
Pour les écologistes, il s’agissait sûrement d’un objectif personnel.
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