La règle des trenchs : il est temps de faire une révolution

Un trench-coat en velours dévoré doré avec des poignets froncés et une taille cintrée a amené la silhouette à l’intérieur, évoquant des martinis réchauffants plutôt que des champs de bataille sanglants.

Le marron est le nouveau noir

Le grand marron : Dior, automne-hiver 2024 à Paris ; Saint Laurent, automne-hiver 2024 à Paris ; Ferragamo automne-hiver 2024 à Milan.

Chez Christian Dior, la directrice créative Maria Grazia Chiuri a placé le commerce au premier plan avec une collection très portable de vêtements de travail inspirés du Mod, dominés par des manteaux et des costumes marron.

L’extravagance des jupes New Look et des vestes de bar courtes a été remplacée par des pantalons amples, des jupes trapèze et, bien sûr, des trench-coats.

Un sursaut d’enthousiasme bienvenu est venu avec l’inscription « Miss Dior » sur les pièces clés pour rappeler aux clients pourquoi ils puisent dans leurs économies.

Chez Saint Laurent, les costumes amples camel s’écartaient de la perfection sur mesure de la légendaire silhouette Le Smoking du fondateur. Le designer Anthony Vaccarallo a souligné son approche professionnelle en associant des basiques très vendables à des pièces transparentes exposant les mamelons, fabriquées à partir de tissu de bas.

Les blazers seront achetés par le public tandis que les pièces transparentes pourraient être portées par Hailey Bieber ou Rosé de Blackpink. Espérons qu’ils n’aient pas d’échelle dans leur haut à licou.

Alors que les ventes de Ferragamo ont chuté de 7,6 pour cent l’an dernier, le créateur Maximillian Davis s’en est tenu à des silhouettes essentiellement militaires, avec des manteaux, des costumes de safari et des ensembles chemise et pantalon en cuir marron, accompagnés de touches de vert olive trouble.

Vérifiez-le

Vérifiez s'il vous plaît : défilé Dries van Noten, Rabanne et Chloé automne/hiver 2024 à la Fashion Week de Paris.

Vérifiez s’il vous plaît : défilé Dries van Noten, Rabanne et Chloé automne/hiver 2024 à la Fashion Week de Paris.Crédit: Getty

En concurrence avec l’imprimé animal pour tenter d’éveiller l’appétit des clients, les carreaux et les plaids ont fait irruption.

Chez Rabanne, le style suggérait qu’un pantalon de pyjama, une chemise en flanelle et un cardigan de friperie pourraient vous transformer en mannequin australienne Julia Nobis qui a ouvert le défilé. Alerte spoiler : ce ne sera pas le cas.

Le créateur belge Dries Van Noten a apporté plus de raffinement avec ses contrastes de carreaux, associant un pantalon vert, blanc et noir à un blazer oversize. Portée sur un haut transparent, superposée sur un col roulé, la combinaison a renforcé la maîtrise de la couleur du créateur et sa capacité à rendre le porté passionnant.

Les carreaux, bottes et robes les plus excitants ont été découverts lors des débuts de la créatrice Chemena Kamali chez la vénérée marque française Chloé.

Depuis que Karl Lagerfeld travaille chez Chloé, c’est la marque française cool pour filles, dirigée avec plus ou moins de succès par Gabriela Hearst, Phoebe Philo et Clare Waight Kellar.

Ce n’est pas seulement le manteau à carreaux qui a fait le succès du défilé. C’était une humeur.

Inspiré par les collections de Lagerfeld pour la marque entre 1977 et 1979, Kamali vous a donné envie de chemisiers blancs festonnés fluides, de capes en dentelle et de robes transparentes violettes.

Kamali a livré une lueur d’espoir créatif. Oui, il y avait un trench-coat, mais il était frangé, court et en cuir doux comme du beurre. Trouver cela au fond de votre garde-robe sera un défi.

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