La Turquie devrait accueillir l’année prochaine la conférence phare des Nations Unies sur les changements climatiques, battant une proposition concurrente de l’Australie à la suite d’une longue compétition entre les deux pays.
Les négociations de la COP31 en novembre prochain se dérouleront dans la ville balnéaire d’Antalya, selon des personnes informées des discussions lors du sommet de deux semaines de cette année à Belém, au Brésil.
Le président turc Recep Tayyip ErdoganCrédit: Getty Images
La Turquie assurera également la présidence du sommet tandis que l’Australie dirigera les négociations dans le cadre d’un accord conclu mercredi soir, ont indiqué les sources, qui ont demandé à ne pas être identifiées car la décision n’a pas encore été annoncée. Un groupe de pays était sur le point d’accepter formellement le plan à la suite d’une réunion jeudi matin, AEST, lors du sommet climatique COP30 à Belem.
Le sommet des dirigeants mondiaux qui se déroule généralement au début de chaque COP aura également lieu en Turquie, selon l’une des sources. Il y aura un événement pré-COP dans la région du Pacifique, a indiqué la personne.
La nouvelle n’a pas encore été confirmée par le gouvernement albanais ni par le camp Erdogan, tous deux contactés pour commentaires.
Le gouvernement du président Recep Tayyip Erdogan a vanté la capacité de la Turquie à servir de pont entre les économies développées et émergentes. Cela témoigne des tensions entre les pays riches et les pays en développement sur le financement de l’action climatique qui ont dominé les négociations ces dernières années.
La Turquie, qui vise zéro émission nette d’ici 2053, prépare une nouvelle série d’objectifs climatiques nationaux.
L’Australie avait cherché à accueillir le prochain sommet de la COP alors que le Premier ministre Anthony Albanese tentait de renverser la réputation de l’Australie de retardataire en matière climatique. La législation sur le premier objectif contraignant de réduction des émissions du pays a été adoptée peu après son arrivée au pouvoir. Un nouvel objectif annoncé en septembre vise à réduire les émissions jusqu’à 70 % par rapport au niveau de 2005 d’ici 2035.