L’administration fiscale australienne a confirmé avoir rencontré Luke Sayers, alors directeur général de PwC, le président du Carlton Football Club, en août 2019 – près de deux ans après avoir soupçonné l’ancien partenaire de PwC, Peter Collins, d’avoir divulgué les plans fiscaux confidentiels du Trésor.
L’information a été publiée lundi après-midi en réponse aux questions de la sénatrice travailliste Deborah O’Neill, via des estimations du Sénat. Cela soulève d’autres questions sur ce que Sayers savait du scandale.
Luke Sayers, président de Carlton et ancien PDG de PwC. Il a précédemment indiqué qu’il n’avait aucune connaissance de l’utilisation par PwC des informations fiscales confidentielles qui ont déclenché de multiples enquêtes.
Sayers a précédemment indiqué qu’il n’avait aucune connaissance de l’utilisation par PwC des informations fiscales confidentielles qui ont déclenché de multiples enquêtes, y compris une enquête criminelle par la police fédérale australienne. Sayers a été approché pour commentaires.
La réponse de l’ATO à la question d’O’Neill révèle également que le fisc envisageait d’accuser PwC d’infractions pénales en relation avec son utilisation de réclamations légales qui servaient à bloquer l’accès de l’ATO aux informations sur les régimes fiscaux et les clients de l’entreprise.
Le document ATO révèle un calendrier détaillé qui comprend une réunion entre Sayers et le deuxième commissaire de l’ATO, Jeremy Hirschhorn, le 29 août 2019, et rapporte que : « La réunion a couvert une série de préoccupations ATO liées à la conduite de PwC et au processus de mise en demeure. .”
Il a déclaré que Hirschhorn avait suggéré que Sayers « examine personnellement les e-mails internes ».
Le document ne précise pas si Collins ou la fuite d’informations confidentielles ont été discutés lors de cette réunion. Cette réunion a eu lieu des mois après que l’AFP a déterminé que l’ATO n’avait pas fourni suffisamment d’informations pour justifier un renvoi pour une enquête criminelle.
Cela a changé en mai de cette année lorsque le Trésor a renvoyé l’affaire à l’AFP pour une enquête criminelle, à la suite de la publication de plus de 140 pages d’e-mails accablants détaillant l’ampleur des tentatives de PwC de profiter des plans confidentiels du gouvernement.