La pétition demande aux parents de bébés qui reçoivent des soins médicaux spécialisés pendant plus de deux semaines de bénéficier d’un maximum de 12 semaines de congé parental supplémentaire pour les familles, le congé payé standard étant alors disponible à la sortie de l’hôpital du bébé.
Cet appel à modifier les dispositions australiennes en matière de congé parental afin de mieux soutenir les familles ayant un bébé prématuré n’est pas nouveau. Mais comme pour l’introduction d’un système de congé de maternité payé, l’Australie est à la traîne de nombreux autres pays dans ce domaine.
La Nouvelle-Zélande a introduit en 2016 un congé parental payé supplémentaire pour les bébés nés avant 37 semaines et propose désormais 13 semaines de congé prématuré en plus des 26 semaines de congé parental payé. À partir de 2025, les parents britanniques d’enfants bénéficiant de soins néonatals auront droit à jusqu’à 12 semaines de congés payés supplémentaires. Les dispositions en matière de congé parental sont si généreuses dans de nombreux pays scandinaves qu’il n’est même pas nécessaire de légiférer spécifiquement pour ce scénario.
Des recherches menées par le Journal de pédiatrie et de santé infantile en 2021 a montré que les mères de bébés prématurés devaient assumer des dépenses de santé plus élevées, passaient plus de temps hors du marché du travail et gagnaient moins d’argent pendant cinq ans maximum.
La Miracle Babies Foundation affirme que 83 pour cent des familles interrogées ont subi des conséquences financières supplémentaires sur leur famille, supérieures à l’impact normal attendu d’avoir un nouveau-né.
Kylie Pussell, directrice générale de la Miracle Babies Foundation, affirme que l’extension du congé parental payé pour les bébés vulnérables vise à garantir que chaque famille puisse bénéficier du programme australien et être soutenue par le gouvernement pour établir sa routine familiale.
« Nous donnons beaucoup de temps aux parents d’un nouveau-né pour créer des liens et du temps en famille, mais nous laissons derrière nous les parents les plus vulnérables », dit-elle.
« Chaque bébé devrait rentrer à la maison avec des chances égales. »
On estime que ce congé supplémentaire représentera 36 millions de dollars supplémentaires, en plus des plus de 2 milliards de dollars de congé parental payé qui coûtent désormais chaque année à l’Australie. Mais cela apportera sans aucun doute d’innombrables avantages au bien-être des plus de 48 000 familles australiennes qui se retrouvent chaque année confrontées à cette expérience des plus traumatisantes.