Les lois sur la détention ne parviennent pas à enfermer les meurtriers, les délinquants sexuels et les ravisseurs

Aucun des 149 détenus libérés après la décision historique de la Haute Cour interdisant la détention indéfinie des immigrants n’a été de nouveau incarcéré en vertu de lois adoptées à la hâte par le Parlement en décembre dernier pour permettre aux délinquants à haut risque d’être remis en détention.

Des documents déposés lundi au Sénat révèlent que sur les 149 détenus libérés, sept avaient commis un meurtre ou une tentative de meurtre, 37 avaient commis des délits sexuels et 72 avaient commis des voies de fait et des délits violents, des enlèvements ou des vols à main armée.

Border Force sait que 18 personnes ont été inculpées par la police de l’État et du territoire pour des infractions liées à l’État et au territoire.Crédit: Wolter Peters

Parmi les autres crimes commis figurent la violence domestique et le harcèlement criminel, les infractions graves liées aux drogues, le trafic de personnes ou les crimes de grave portée internationale. Les détenus libérés qui avaient commis des crimes avaient purgé leur peine. Moins de cinq détenus avaient commis des délits mineurs ou n’avaient commis aucune infraction.

Le porte-parole de la coalition pour les affaires intérieures, James Paterson, a décrit les informations déposées comme « un document que le gouvernement ne voulait pas que le public voie » et l’a accusé d’un « échec choquant en matière de sécurité communautaire ».

Le 5 décembre, le gouvernement a fait adopter de nouvelles lois sur la détention préventive afin de renvoyer les criminels libérés de la détention pour migrants devant des juges afin de décider s’ils représentaient toujours un risque pour la communauté et s’ils devaient être à nouveau incarcérés.

Ces lois faisaient suite à la décision de la Haute Cour du 8 novembre selon laquelle il était illégal de détenir indéfiniment une personne en détention pour immigrants. La cohorte des détenus libérés est composée de non-citoyens qui ne peuvent être expulsés.

Bien qu’aucun des détenus libérés n’ait été de nouveau détenu en vertu des lois sur la détention préventive, au 1er février, six avaient été arrêtés et inculpés pour violation des conditions de visa. Dix-huit autres personnes ont été inculpées par la police de l’État et du territoire.

Parmi les personnes inculpées depuis leur libération figurent le délinquant sexuel Aliyawar Yawari, reconnu coupable, qui aurait agressé à la pudeur une femme dans un hôtel d’Adélaïde.