Pixies au Festival Hall ; Brigid au Dancehouse

Le travail de guitare de Santiago est toujours aussi bon, brûlant, surfant, scintillant, et ainsi de suite. Velourie, Allison, Est-elle bizarre et Creusez pour le feule groupe sonne aussi bien que jamais.

L’énergie monte d’un cran lorsqu’ils trébuchent dans le Trompé ensemble, avec à peine une pause pour noter la transition. Il s’agit d’un ensemble de chansons plus punk, rapides et furieuses, et la foule devient plus énergique à mesure que l’ensemble avance.

L’influence des Pixies, qui n’ont enregistré que quatre albums studio lors de leur première vague de mutilation avant de se séparer en 1993 (et cinq autres depuis leur reformation en 2004), a été bien notée, Nirvana et Weezer étant parmi les nombreux à avoir rendu hommage. Mais ce soir-là, avec cette set list, la lignée rétrospective était également apparente : une reprise de Jesus and Mary Chain De frontle morceau Surftones susmentionné (et une infusion générale de sons de guitare surf tout au long) et, dans la dernière tranche de morceaux hors album, Neil Young’s Tout l’hiver.

C’était un rappel bienvenu que même si on avait parfois l’impression qu’ils étaient arrivés de nulle part – ou, peut-être, de l’espace – les Pixies étaient bel et bien nés de ce monde. Ils sont étranges, choquants, parfois insondables, mais sous cette forme, ils restent plus vitaux que jamais.
Évalué par Karl Quinn

DANSE
Brigitte ★★★
Dancehouse, jusqu’au 22 novembre

La salle se remplit de brume tandis que les danseurs sont couchés, cachant leur visage. C’est une scène d’ouverture qui rappelle ces vieilles images de la romance celtique : une lueur crépusculaire orange, des vapeurs mousseuses et des personnages anciens à moitié enfouis dans la terre.

Brigid est une évocation de la déesse païenne irlandaise du même nomCrédit: Agustín Farías

Brigittecréé par Alice Heyward et Oisín Monaghan, est une évocation de la déesse païenne irlandaise du même nom, l’une des divinités populaires de cette époque légendaire avant l’histoire enregistrée – l’époque imaginée des Tuatha Dé Danann.

On sait en réalité très peu de choses sur cette fille du Dagda. Son histoire a été en partie obscurcie par la future Sainte Brigitte de Kildare, la célèbre abbesse et faiseuse de miracles, la soi-disant Marie de Gaël qui transformait l’eau du bain sale en bière.

En regardant Brigid plus âgée, Heyward et Monaghan semblent prendre son obscurité comme un indice. C’est une œuvre pleine d’incertitudes et de vides étranges au milieu du jigging à l’ancienne qui remplit l’espace.

Les trois interprètes – Heyward, Monaghan et Oonagh Slater – se relèvent lentement. Vous en ressentez la lourdeur, le travail consistant à remettre en mouvement quelque chose de vieux et d’amoureux de la terre. Ils tombent et retombent, atterrissant avec un poids réel.

La danse arrive progressivement. Au début, ils se mettent au pas : une suggestion fugace, peut-être, du triple aspect de la déesse. Puis ils se séparent, se déplaçant avec une apparente liberté à travers le long espace venteux entre les lumières placées aux deux extrémités du studio.

Les bottes de Monaghan frappent les planches comme des fers plats anciens. Ou peut-être des marteaux. Est-ce une vision de Brigid dans son rôle de patronne des forgerons ? Les pas percussifs forts suivent de près le travail du concepteur sonore Gregor Kompar, qui se produit également en live.

Heyward est plus légère, presque aérienne, ses rythmes plus intimistes, rappelant que Brigid apportait le feu et la poésie. Son énergie s’élève en quelque chose de demi-fiévreux, de mouvements vacillants et brillants. Slater est plus conversationnel, vif mais plus régulier.

Il y a plusieurs sections clairement marquées, y compris un moment où les danseurs se retirent dans les coins et gémissent. C’est un clin d’œil à l’histoire de ses lamentations pour son fils, mais cela semble presque comique, suggérant un mélange de chagrin et de joie.

Le rituel est souvent une traduction du numineux au lisible ; cette œuvre inverse le processus, tentant d’évoquer une divinité perdue à partir de chorégraphies et de gestes mémorisés. C’est une tentative qui, à tout le moins, a ses moments de particularité et de beauté.
Évalué par Andrew Fuhrmann