Pourquoi nous devrions tous faire cette activité « enfantine » plus souvent

Lire à quelqu’un, ou se faire lire, est un acte magnifique et intime. C’est un baume réconfortant contre le monde, un temps d’abandon des écrans et un moment rare qui oblige à être présent.

Cela vous permet de découvrir quelque chose de nouveau avec un ami, un proche, un partenaire, de partager quelque chose de sincère qui vous a façonné, ou d’apprendre ce qui l’a fait.

Mieux encore, cela permet à l’auteur de chanter.

Toutes ces techniques de langage que vous avez soigneusement mémorisées sont excellentes sur la page mais magiques lorsqu’elles sont prononcées. Assonance, allitération, onomatopées et tout le reste, c’est bien plus que de la théorie !

Prenez cette phrase de Truman Capote Un souvenir de Noël (l’histoire même qui m’a si grossièrement fait pleurer) : « Peut-être somnolons-nous ; mais les débuts de l’aube nous aspergent comme de l’eau froide : nous sommes debout, les yeux écarquillés et errants en attendant que les autres se réveillent. »

Sur le plan académique, vous pouvez reconnaître les techniques littéraires. Mais lisez-les à haute voix et je vous mets au défi de ne pas sourire.

Nous sommes moins nombreux que jamais à prendre le temps de lire, et même lorsque nous le faisons, on peut se demander à quel point nous comprenons. L’analphabétisme, ou simplement l’alphabétisation fonctionnelle, suscite des préoccupations croissantes dans le monde – à tel point qu’au Royaume-Uni, 2026 est l’Année nationale de la lecture, soutenue par le gouvernement.

Nous sommes également plus seuls que jamais, luttant pour trouver une véritable connexion même si nous vivons dans une réalité définie par le fait d’être plus connectés que jamais.

Le remède à chacun de ces problèmes est simple : lire davantage, être davantage ensemble.

Noël est le moment idéal pour essayer. Si vous êtes nerveux à l’idée de le suggérer, il y a probablement un enfant autour de vous qui peut l’épingler. Sinon, blâmez CS Lewis. Ou moi. Je suis très facile à blâmer.

Lire à haute voix est un acte de défi, une incitation à l’expérience communautaire et, tout simplement, joyeux. D’ailleurs, pourquoi les enfants devraient-ils s’amuser ?

Le Telegraph, Londres