Revue de Chemical Brothers, Agapi et autres types d’amour

Le produit chimique le plus important était probablement H2O : c’était une nuit chaude pour danser, mais un favori de longue date Galvaniser et Bloquer les rythmes rock étaient toujours aussi irrésistibles, laissant la piste de danse avec une couche de sueur.


AGAPI ET AUTRES TYPES D’AMOUR
Théâtre Lennox, 29 février
Évalué par JOHN SHAND
★★★★

La leçon de Luka nous emmène de Platon Symposium en 416 avant JC aux émeutes dans les rues d’Athènes aujourd’hui. Il nous guide à travers les sept catégories de l’amour platonique, en terminant par Agapi, la forme universelle et la plus altruiste, et la vision typiquement lyrique et sagace de Martin Luther King : que, en partie, Agapi est « une bonne volonté créatrice et rédemptrice pour tous les hommes » et « un amour débordant qui ne cherche rien en retour ».

Cela donnerait lieu à une pièce ambitieuse, même sans que Lesson en conçoive l’essentiel sous forme de rap. Oui, pendant près de 70 minutes, il domine la scène tout en rappant sur la philosophie, l’histoire, la politique et la nature multiple de l’amour. La prestation est rarement rapide : l’accent n’est pas mis sur les rythmes mais sur un poème narratif épique unique, livré avec une voix et une présence capables de lancer et de maintenir un sort pendant la majeure partie de la durée de la pièce.

La voix et la présence de Luka Lesson sont capables de lancer et de maintenir un sort pendant la majeure partie de la durée de la pièce.Crédit: James Humberstone

Le soulignement astucieux du compositeur James Humberstone monte et descend avec les contours dramatiques sans jamais obscurcir les mots, et trois ou quatre fois se résout en chansons réelles, offrant un répit à la densité verbale du rap. La musique est réalisée par les multi-instrumentistes Greta Kelly et May Lyn Chew (ordinateur portable et chant – dont la jolie voix est comme de la porcelaine sur le point de craquer).

Si quelqu’un déjeune dehors depuis deux millénaires et demi, c’est celui de Platon. Symposium est son récit fictif d’un long débat arrosé entre sept personnages clés sur les apparences de l’amour, avec Lesson se concentrant sur Socrate, qui raconte la sagesse sur le sujet que lui a transmise Diotime.

Les leçons entrecoupent des réductions rappées du Symposium avec la passion de Sofia et Pavlos, dont le feu métaphorique s’oppose aux cocktails Molotov et aux charges à coups de matraque de la police dans une Athènes moderne où l’Agapi manque.

L’écriture de Lesson peut être si belle que lorsque, par exemple, Sofia et Pavlos atteignent l’orgasme, « leur âme commence à sortir des limites de leur peau ». Ailleurs, il essaie de voler trop près de l’illumination tentante de l’universalité, et le manque de conscience de soi qui caractérise son œuvre disparaît temporairement.

Il y a peut-être aussi un autre plan à atteindre pour sa prestation, où il ose abandonner les douces ondulations de son rap et nous bouscule avec une intensité d’un tout autre ordre. Mais de telles arguties ne font que mettre en évidence la puissance ultime des compétences narratives et performatives de Lesson.

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