Toutes les fausses allégeances se sont effondrées dans la saga juridique aux enjeux élevés entre le couple à l’antenne le plus célèbre de la radio, Kyle (Sandilands), Jackie ‘O’ (Henderson) et le réseau de radio qui leur payait 200 millions de dollars.
C’est désormais chacun pour soi après qu’Henderson soit passée à l’offensive mardi, en intentant une action en justice contre le propriétaire du réseau KIIS, ARN Media, affirmant que son contrat avait été illégalement résilié après ses plaintes pour harcèlement de la part de Sandilands.
La saga s’est dégradée pour les avocats à 20 pas. Pour les actionnaires d’ARN, les actions en justice intentées par Sandilands et Henderson pourraient briser l’entreprise. Chacune des têtes parlantes de la radio recherche plus de 80 millions de dollars, ce qui représente bien plus de liquidités que ce que l’entreprise a dans son bilan.
Bien sûr, ARN aurait voulu se retirer du contrat onéreux et dépensier qu’elle avait conclu avec Sandilands et Henderson il y a deux ans. Mais perdre ces stars et devoir payer leurs contrats serait la pire de toutes.
Ce serait financièrement dévastateur pour ARN, dont la valeur marchande s’élève à 87 millions de dollars, soit moins de la moitié de la valeur du contrat combiné de 10 ans de Sandilands et Henderson.
Dans la plupart des cas d’emploi impliquant une rupture de contrat, l’employeur détient la puissance financière. Mais Sandilands et Henderson sont des adversaires bien dotés en ressources et bien conseillés, avec de nombreux enjeux.
Il était inévitable qu’Henderson monte une plainte contre le réseau radio. Elle affirme qu’elle avait le droit de se plaindre auprès du réseau d’avoir été victime d’intimidation de la part de Sandilands et qu’ARN n’avait donc pas le droit de répudier son contrat.
Le point chaud de l’explosion de Kyle et Jackie ‘O’ était sa critique désobligeante à l’antenne d’Henderson, dans laquelle il a dit qu’elle n’était pas professionnelle et qu’elle était avec les fées.
Il est intéressant de noter qu’ARN a utilisé les allégations d’intimidation de Sandilands pour justifier son licenciement. Maintenant, les choses ont changé et Henderson utilise le comportement de Sandilands comme raison pour laquelle ARN n’avait pas le droit de la licencier.
La lettre juteuse d’Henderson à ARN, qui est en train d’être dévoilée, sera cruciale pour tout le monde. Tout ce que nous savons, c’est que, selon ARN, Henderson a déclaré qu’elle ne travaillerait plus avec Sandilands et que ses plaintes incluaient des cas avant même l’explosion à l’antenne de février.
Elle rejette l’affirmation d’ARN selon laquelle elle aurait eu la possibilité d’occuper un autre emploi au sein du réseau et affirme que la déclaration de l’ASX de la société à cet effet était « trompeuse et mensongère ».
Le dossier de Sandilands contre ARN, qui prétend qu’il a violé son accord en raison de sa « faute grave », semble moins clair.
Il a clairement un baromètre différent en matière d’inconduite, mais il affirme qu’il faisait simplement son travail. Ils voulaient un homme des cavernes provocateur et c’est ce qu’ils ont obtenu.
À l’extérieur du tribunal la semaine dernière, Sandilands a déclaré : « (Jackie) comprend. Nous avons déjà eu des explosions. Je n’ai rien fait de différent de ce que je fais depuis 25 ans.
« Une dispute s’est produite. Je pense que c’était assez insignifiant par rapport à ce qu’ils avaient été auparavant, et cela aurait été quelque chose qui aurait été terminé le lendemain et le spectacle aurait continué. »
Son argument semble être qu’il s’agit d’un comportement normal, que le réseau KIIS n’a pas contesté auparavant et qu’il a donc tacitement sanctionné, voire commercialisé.
Ses avocats ont déclaré que la résiliation de son contrat n’était pas valide car il jouait son rôle au sein de KIIS FM en tant que « personnage robuste » présentant une émission de radio « délibérément provocatrice ».
Bien qu’elle ait été sanctionnée à plusieurs reprises par les régulateurs de l’audiovisuel pour avoir enfreint le code de conduite de la radio, l’émission a continué sans être perturbée jusqu’à la crise de février.
Le véritable divertissement commencera si, ou quand, les actions des deux stars se retrouveront dans une salle d’audience et que le contenu des communications de chaque partie (textes et e-mails) sera révélé.
Il est probable que les actionnaires d’ARN ne trouveront pas cette série radiophonique très divertissante.