Mort de l’hiver
★★★½
(MA) 97 minutes
Emma Thompson, au visage gris, est menacée par deux personnages dérangés armés d’un fusil de chasse dans ce thriller qui porte bien son nom, mais il est fort probable que l’hypothermie la prenne avant eux.
Emma Thompson dans Mort de l’hiver.Crédit:
Le décor du Minnesota – un purgatoire enneigé au milieu de nulle part – est la vedette du spectacle, même s’il fait face à une formidable concurrence de la part de Thompson, dont l’accent du Minnesota correspond aux efforts de Frances McDormand dans Fargo. Mais il est difficile de se débarrasser de l’idée que l’on regarde un petit groupe de personnes enfermées dans un vaste réfrigérateur, une impression renforcée par la nouvelle que le tournage a eu lieu en Finlande, où la température est tombée à moins 29 degrés.
Thompson’s Barb a passé la majeure partie de sa vie dans la région, dirigeant une cabane de pêche avec son mari bien-aimé, Carl. Maintenant, Carl est mort après une longue et débilitante maladie et il a laissé derrière lui une seule requête : que ses cendres soient dispersées sur le lac Hilda, un de ses endroits préférés, ainsi que celui de Barb, lorsqu’ils étaient jeunes et tombaient amoureux.
Barb part, se heurtant comme on pouvait s’y attendre à une tempête de neige en chemin, et elle se perd. Lorsque les contours d’une cabane se matérialisent dans la blancheur enveloppante, elle demande son chemin à son résident à l’air suspect (Marc Menchaca) et, tout aussi prévisible, il s’avère être l’un des méchants. Il n’est cependant pas aussi dangereux que sa femme (Judy Greer), qui l’a persuadé de kidnapper une jeune femme (Laurel Marsden).
La raison de ce crime n’est pas du tout plausible, mais elle importe moins que la logistique de l’intrigue et le rôle joué par la météo pour garantir que Barb soit la seule à pouvoir sauver la vie de la jeune fille.
Elle ne peut pas appeler la police parce que son téléphone portable n’a pas de signal, et elle ne peut pas se rendre à la ville la plus proche parce que son camion s’est enlisé dans la neige.
Tout dépend de son courage et de son ingéniosité, ce qui fait que le suspense réside dans les détails alors que les événements se déroulent étape par étape à la manière des thrillers d’autrefois. Parviendra-t-elle à pénétrer dans le sous-sol de la cabane, où la jeune fille est enchaînée à un poteau, avant le retour des ravisseurs ? Et pourra-t-elle rester en vie lorsqu’ils réaliseront ce qu’elle fait ?