La Chine est un risque majeur pour la sécurité nationale selon nos alliés, mais la police fédérale australienne doit rester silencieuse

Le FBI va jusqu’à accuser la Chine d’alimenter l’épidémie de fentanyl en Amérique du Nord en ne réglementant pas son industrie d’exportation de précurseurs.

Le Royaume-Uni, où la Russie apparaît comme l’acteur étatique le plus hostile, appelle également Pékin. Les trois nations des Five Eyes ont pris des mesures contre les postes de police chinois clandestins extraterritoriaux qui, selon les responsables de la police, ont été mis en place pour suivre et intimider les dissidents.

Si la réticence de Kershaw à discuter des activités de la Chine était due à la coercition économique de Pékin ou au désir des responsables australiens des affaires étrangères et du commerce de garder notre plus grand partenaire commercial, ce serait troublant.

Mais le langage prudent de Kershaw doit être considéré dans le prisme du maintien d’un flux de renseignements des autorités chinoises sur les expéditions de drogue des syndicats de la triade qui arrivent sur les côtes australiennes toutes les deux semaines.

C’est un numéro de jonglage peu enviable. Les agents fédéraux de Kershaw ont mené des enquêtes exhaustives sur l’espionnage et l’ingérence étrangère qui auraient été menés par les services de sécurité de Pékin en Australie.

Dans le même temps, l’AFP s’appuie sur les informations de ces mêmes services de sécurité pour empêcher les Australiens de mourir d’overdoses.

Contrairement au FBI, Kershaw refuse également de discuter des activités d’influence malveillante de Pékin dans le Pacifique.

Mais les 317 millions de dollars donnés à la police fédérale par le gouvernement albanais dans le récent budget fédéral pour étendre son empreinte dans le Pacifique sont destinés, au moins en partie, à contrer les propres efforts de la Chine pour étendre son influence.

Les affirmations publiques du FBI selon lesquelles le PCC a donné son feu vert aux personnalités du crime organisé dans les pays des îles du Pacifique pour qu’elles agissent en tant qu’agents d’influence expliquent pourquoi Kershaw a tant insisté pour obtenir ce financement. Même s’il ne le dira pas publiquement.

Regardez l’interview complète avec les chefs de l’application des Five Eyes sur 60 minutes, dimanche soir, 20h45

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