La femme chinoise fait face à 15 ans sur des interférences

Une femme chinoise a été accusée d'ingérence étrangère imprudente après avoir été prétendument chargée par le Bureau de la sécurité publique chinoise d'espionnage d'un groupe bouddhiste basé en Australie.

Le commissaire adjoint de l'AFP, Stephen Nutt, a déclaré lundi que la femme, qui est également une résidente permanente australienne, avait été inculpée après que des mandats de perquisitions avaient été effectués samedi aux résidences de Canberra. L'accusation d'ingérence étrangère imprudente entraîne une peine maximale de 15 ans de prison.

Le commissaire adjoint de l'AFP, Stephen Nutt.Crédit: Alex Ellinghausen

« L'AFP a allégué que la femme… avait été chargée par le Bureau de la sécurité publique chinoise de recueillir secrètement des informations sur la succursale de Canberra du Guan Yin Citta, une association bouddhiste », a déclaré Nutt.

Lundi, la comparution de la femme au tribunal des magistrats de l'Acte intervient quelques jours seulement après que le patron d'Asio, Mike Burgess, a sonné l'alarme selon laquelle l'Australie devenait de plus en plus une cible d'espionnage, coûtant au gouvernement plus de 12 milliards de dollars par an.

Nutt a déclaré que la prétendue «conduite secrète» présumée de la femme visait à collecter des informations sur le groupe bouddhiste pour soutenir les objectifs de renseignement de l'agence du gouvernement chinois.

Il a déclaré que l'opération Autumn-Shield, lancée en mars après avoir reçu des renseignements d'ASIO, était en cours et que davantage de personnes pouvaient être inculpées.

L'enquête n'a pas inclus de relations avec l'ambassade chinoise, mais Nutt a refusé de donner plus de détails, y compris des informations qui pourraient conduire à l'identification de la femme, car le tribunal de la Magistrates de la loi avait rendu une ordonnance de suppression.

Les articles, y compris les appareils électroniques, ont été saisis pendant les raids de Canberra et subiront un examen médico-légal, a indiqué l'AFP dans un communiqué.