La commissaire de l’AFP, Krissy Barrett, se dit déterminée à découvrir qui a divulgué les détails de l’arrestation imminente de l’ancien soldat de premier plan Ben Roberts-Smith à l’aéroport de Sydney le mois dernier, déclarant que l’auteur de la fuite devrait faire face à des conséquences s’il est identifié.
Barrett a défendu la manière dont l’AFP avait procédé à l’arrestation de Roberts-Smith pour crimes de guerre, affirmant que cela était conforme aux pratiques policières habituelles.
Roberts-Smith n’avait pas de domicile connu et le Bureau de l’enquêteur spécial, une agence créée pour enquêter sur les crimes de guerre présumés, avait reçu des informations selon lesquelles il envisageait de déménager à l’étranger, a-t-elle déclaré.
Commentant le fait que des membres des médias étaient présents à l’aéroport lors de l’arrestation, Barrett a déclaré lors d’une audience d’estimation du Sénat : « Je ne suis pas seulement déçu des médias qui étaient présents, mais je suis déterminé à découvrir comment ils ont eu connaissance de l’arrestation.
« Je n’ai aucune preuve suggérant que l’AFP a fourni des informations aux médias sur la date ou les détails de l’arrestation, mais par prudence, l’affaire a été renvoyée par l’AFP et le (Bureau de l’enquêteur spécial) à la Commission nationale anti-corruption.
Barrett a poursuivi : « Je veux être très clair, et c’est vraiment important. Si la date de l’arrestation de l’individu ou d’autres informations sensibles étaient divulguées à qui que ce soit dans les médias, cela pourrait être une divulgation non autorisée et, à mon avis, toute personne ayant divulgué cette information devrait en subir les conséquences. »
Barrett a déclaré que la décision d’arrêter Roberts-Smith à l’aéroport de Sydney a été prise « pour un certain nombre de raisons opérationnelles, notamment que les aéroports sont des environnements stériles, ce qui signifie que les gens sont contrôlés, et que la zone est confinée, ce qui signifie qu’il est plus sûr d’agir pour nos membres et les membres du public ».
Barrett a déclaré qu’il y avait eu des spéculations « inexactes » dans les médias sur les raisons pour lesquelles Roberts-Smith avait été arrêté à Sydney plutôt qu’à Brisbane.
« Il n’est pas rare que l’AFP arrête des individus dans les aéroports. La raison pour arrêter l’individu à Sydney et non à Brisbane était une décision opérationnelle qui a été déterminée après discussion avec les partenaires concernés », a-t-elle déclaré.
Roberts-Smith est accusé du meurtre de civils non armés alors qu’il servait au sein du SAS australien en Afghanistan.
Il encourt une peine maximale de réclusion à perpétuité pour chaque accusation. L’ancien caporal du SAS a rejeté les accusations, déclarant : « Je nie catégoriquement toutes ces allégations ».
Le Bureau de l’enquêteur spécial, qui a enquêté sur les crimes de guerre présumés, a déclaré cette semaine qu’il avait demandé à la Commission nationale anti-corruption d’enquêter sur la manière dont les médias semblaient avoir été informés à l’avance de l’arrestation du lauréat de la Croix de Victoria.
Le directeur général Chris Moraitis s’est dit surpris que les détails semblent être devenus publics avant l’arrestation et a confirmé que le NACC n’avait pas encore répondu.
Barrett a déclaré que l’AFP et l’OSI avaient « pris des décisions fondées sur des principes et juridiquement solides au cours de cette enquête, conformes à la législation et à la gouvernance. Nous prêtons serment que nous remplirons fidèlement et diligemment nos devoirs sans crainte ni faveur, sans affection ni mauvaise volonté ».
« Le public australien peut savoir que l’AFP tranchera les affaires sur la base des preuves dont nous disposons et non en fonction du nom, de la renommée ou des antécédents d’un individu, et c’est la bonne chose à faire », a-t-elle déclaré.