En 1933, le monde était en proie à une dépression économique, invisible dans les banlieues boisées de la ville mais à Footscray, où perdre son travail signifiait se retrouver sans abri, famine et, plus horrible encore, charité. Mildenhall s’intéresse aux femmes. Peggy, une ouvrière d’usine de 19 ans, tombe enceinte du fringant Jack. Ils se marient et vivent dans la chambre d’amis de Lil Martin. Épargné parce que la mère de Lil est décédée récemment et Lil, bien qu’un ouvrier supérieur – un commis aux salaires chez Angliss – a toujours besoin d’argent. Sa maison d’ouvrier d’origine ne lui appartenait peut-être pas vraiment.
Le roman traverse le temps, de 1933 à 2181. L’enfant né en 1933, dans la décennie calamiteuse qui a précédé l’arrêt d’une guerre par une bombe atomique, apparaît en 2020 dans une maison de retraite. La vaste emprise de Mildenhall vacille légèrement ici alors que la satire se dissout dans un arsenal intelligent. Footscray revient en 2031 avec deux femmes, La et Cat, décidant d’avoir un bébé. La devrait récolter ses œufs, mais pour ce faire, elle doit accepter un emploi dans un endroit appelé Want (alias Amazon). La est une artiste vocale, mais quel travail lui sera confié maintenant que l’IA peut copier n’importe quelle voix ? Le travail dans le monde de Want permet au don et au plaisir de Mildenhall pour la satire de briller. La et Cat démontrent également son don et son plaisir à écrire sur le sexe.
La zone finale, 2181, est une excellente fiction spéculative. Deux sœurs, Onyx et Maz, qui appartiennent à une petite tribu ou à un culte dirigé par un homme brutal, vivent de la recherche de nourriture dans les épaves du passé. Les sœurs sont des plongeuses qui récupèrent dans la mer des objets qu’elles ne peuvent pas identifier.
Kate Mildenhall a une confiance scandaleuse dans son récit pétillant, dans ses capacités. Comme elle le devrait. Il s’agit d’une conversation profonde sur toutes ces choses dont nous reportons la discussion, vues dans le contexte du passé, du présent et du futur. J’écris ceci avec en toile de fond la dévastation d’Hawaï et l’été australien qui n’est pas encore arrivé.