L’homme qui a grandi pour devenir un vrai Robin des Bois

Nom: Philippe Leitch
La profession: Jouteur professionnel
L’organisation: Château de Kryal, Ballarat
Le titre: Directeur des expériences
La paye: 70 000 $ plus hébergement familial sur place au château de Kryal

Joueur professionnel Phillip LeitchCrédit: Ann Jeffree

7h00 : Je vis sur place au château de Kryal, juste à l’extérieur de Ballarat, dans une maison de trois chambres avec ma femme et ma fille. Le salon a une exposition d’armures, c’est donc aussi mon vestiaire.

Mon armure pèse 36 kilos, mais je ne la mets pas en premier : je suis aussi le manager ici, donc j’ai d’autres éléments à mon rôle. Nous avons environ 130 employés et environ 30 personnes travaillent chaque jour. Je dois ouvrir le bureau et faire savoir à tout le monde ce qui se passe.

9h : Je m’intéresse au Moyen Âge depuis que je suis jeune. L’un des premiers jeux auxquels j’ai joué consistait à me faire passer pour Robin des Bois. Il y a onze ans, lorsque je me suis retrouvé à travailler ici, toutes ces étranges connaissances que j’avais sur le Moyen Âge sont devenues importantes.

Ma femme et moi avons 12 chevaux, mais le cheval sur lequel je joue est mon étalon frison noir, Valiant. En joute, si vous ne vous entendez pas avec votre cheval, vous passez un mauvais moment. C’est un véritable partenariat.

J’ai Valiant depuis qu’il en a un, quand j’ai décidé que je voulais jouter. Il a 17 ans maintenant. Nous avons fait beaucoup de formation et d’apprentissage ensemble au fur et à mesure qu’il grandissait. Il m’a appris autant que je lui ai appris.

10h : Ma première sortie chaque jour est la démonstration d’habileté au maniement des armes. Nous sortons en costume médiéval avec des lances et des lances. Moi et un autre chevalier courons un parcours d’obstacles, qui consiste à atteindre une cible tournante appelée quintain. Nous effectuons le cours une fois pour la précision et une fois pour la vitesse ; il y a un peu de compétitivité dans tout ce que nous faisons !

Plus tard, je suis le maréchal pour l’épreuve de combat. C’est basé sur une chose historique ; les chevaliers réglaient leurs différends en combattant avec une épée ou une hache. Je suis essentiellement l’arbitre, mais je suis là pour garder un œil sur certaines choses, comme un dysfonctionnement de l’équipement.

13h : Le déjeuner est souvent un morceau de pain grillé pendant que j’enfile mon armure. C’est une véritable corvée et peut prendre jusqu’à une demi-heure. Je n’aime pas le processus, mais une fois sur le cheval, j’adore ça.