Même avec ses défauts, cette production de Chicago est un sacré spectacle

L'écart est tel que si vous n'aviez jamais vu Chicago Avant, on partait en pensant que Roxie était le leader et Velma le soutien. Heureusement, Ventoura s'améliore nettement dans le deuxième acte, notamment pour Quand Velma prend la paroledonc tout n'est pas perdu, et la production est amplement suffisante pour que nous puissions savourer le piquant inhérent au spectacle.

L'exécution de la chorégraphie par l'ensemble est d'une netteté remarquable, même si en termes de sex-appeal, elle relève plus d'un rasoir de sûreté que d'une coupe-gorge. Le groupe, dirigé par Anthony Barnhill, est tout en classe, en impertinence et en exactitude, et le son est exceptionnel.

D'autres perles se trouvent dans les rôles mineurs. Asabi Goodman a la voix puissante pour électrifier celle de Mama Morton. Quand tu es gentil avec mamanet Peter Rowsthorn est un aussi bon Amos (le mari assiégé de Roxie) que je l'ai vu, faisant de son Monsieur Cellophane un véritable point fort. Donc, même avec ses défauts, ça reste un sacré spectacle. Comme le système judiciaire américain.