« Nous pourrions faire des observations sur la posture fermée d’une personne et déduire des preuves qu’elle se sent mal à l’aise avec une personne, plutôt que le fait qu’elle se sent mal à l’aise dans l’environnement », explique Hatton. « Nous supposons qu’une personne n’écoute pas parce qu’elle est désintéressée, plutôt que parce qu’elle a du mal à entendre. »
Pour procéder à une évaluation précise, Hatton estime que le langage corporel doit être considéré comme un élément d’une approche à plusieurs volets. « Tout comme un enquêteur utilise à la fois des preuves matérielles et des preuves contextuelles pour donner un sens à un crime, la communication la plus efficace ne peut pas reposer uniquement sur une seule source d’informations. Vous devez prendre le temps, lorsque cela est possible, d’utiliser la communication verbale pour clarifier le sens avec votre interlocuteur lorsqu’il existe un risque de malentendu.
Pease est d’accord avec cette approche, faisant référence à ce qu’il appelle des « clusters de langage corporel ». Lorsqu’on tente de déchiffrer le langage corporel d’une personne, il recommande de lire les gestes, les expressions, les postures et les sourires pour en trouver un sens.
Cela peut être extrêmement instructif pour établir des informations sur ce qu’une personne ressent dans des situations individuelles ou en petits groupes, telles que des entretiens d’embauche ou des rendez-vous, dit-il.
«Si un couple a un rendez-vous et que les deux parties se penchent, ont le corps ouvert et se regardent, c’est un signe qu’ils sont tous les deux intéressés. Mais s’ils se reculent, se ferment et n’établissent pas de contact visuel, ils n’y croient pas », dit-il.
Selon Pease, lors du décodage du langage corporel, en particulier dans des contextes individuels, en plus des clusters, il y a cinq éléments importants à surveiller.
1. Ouverture
Un corps ouvert sans bras ni jambes croisés – par opposition aux bras ou jambes croisés – est un signe que quelqu’un est intéressé et à l’aise.
2. Mise en miroir
« La mise en miroir est une imitation – une imitation subtile et généralement inconsciente des mouvements corporels, des expressions faciales, de la parole, etc. de l’autre personne », explique Pease. Le miroir peut être un signe de lien, un moyen d’être accepté par une autre personne et un effort pour établir une relation.
3. Toucher le visage
Vérité ou mensonges ? Tout peut être révélé par cette composante du langage corporel. « Dans la culture occidentale, l’augmentation du contact main à face peut être un signe de mensonge, car les gens ont tendance à se toucher le visage plus régulièrement lorsqu’ils sont stressés », explique Pease.
4. Sourire
Un sourire ouvert qui montre les dents, lorsqu’il est utilisé avec au moins deux autres types similaires de communication non verbale, peut indiquer un véritable bonheur, tandis qu’un sourire aux lèvres serrées est généralement le signe d’une personne qui n’est pas impressionnée ou malheureuse, mais qui essaie d’être polie. .
5. Normes culturelles
Enfin, Pease dit que la signification que nous obtenons du langage corporel peut varier d’une culture à l’autre. Par exemple, en Occident, le contact visuel est considéré comme un signe de confiance, tandis que dans certaines cultures asiatiques et sud-américaines, le contact visuel direct est considéré comme un signe de manque de respect, ou comme un signe grossier ou agressif. Il est toujours important de garder cela à l’esprit.
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