Conclusion de la revue de Melbourne : Guewel à la Maison des Arts

PERFORMANCE
Guewel ★★★
Maison des Arts, jusqu’au 16 novembre

Un guewel est un historien oral ouest-africain, quelqu’un qui garde en mémoire les histoires des familles locales, qui peut convoquer les traditions d’un lieu et de ses habitants comme une récitation de célébration.

Guewel à la Maison des Arts.Crédit: Grégory Lorenzutti

Dans cette production d’une heure dirigée par Lamine Sonko, la figure du guewel est réimaginée comme un intermédiaire entre les rythmes terrestres et la vie des étoiles : le gardien d’un savoir plus vaste.

Le spectacle dessine les contours d’une cosmologie, tout en mettant en scène une cohorte d’interprètes talentueux – danseurs, musiciens, ritualistes – devant des projections richement animées.

En son centre se trouvent trois personnages personnifiant le soleil, la lune et les étoiles. Leurs costumes complets, magnifiquement sculpturaux, rappellent les mascarades de la Casamance sénégalaise, avec leurs silhouettes enveloppantes.

Les frondes séchées et la crête imposante de la figure représentant les étoiles suggèrent une apparition semblable à un Kumpo, tandis que la lune se lit comme un croissant délicat, avec des cauris brillants sur un tissu sombre.

La tension qui traverse Guewel vient des tambours et de la danse.

La tension qui traverse Guewel vient des tambours et de la danse.Crédit: Grégory Lorenzutti

Les costumes sont impressionnants, mais la tension qui les traverse Guewel vient du tambour et de la danse. Des rafales de tambours à main déclenchent de brusques accélérations ; les jambes tracent des chemins latéraux tandis que les danseurs lèvent les talons.

Les animations sont souvent belles, avec des voiles et des translucidités, mais parfois les effets de fumée détournent l’attention des corps sur scène. L’agitation visuelle dilue l’intimité.