Quelle différence 1,4 degré fait-il sur le changement climatique ?

« Les observations ont confirmé que la période 2023-2025 a connu le quatrième événement mondial de blanchissement des coraux jamais enregistré, et le deuxième au cours de la dernière décennie », ont écrit les auteurs de l'étude. Point de bascule mondial rapport, dirigé par des scientifiques de l’Université d’Exeter. « Dans cet événement, le blanchissement des coraux a touché tous les bassins océaniques, avec 83,7 % des coraux subissant un stress thermique lié au blanchissement d'ici avril 2025. »

Les scientifiques ont écrit que le point de bascule avait été franchi car à 1,5 degré de réchauffement, les eaux sont déjà devenues trop chaudes pour que les coraux d’eau chaude puissent prospérer. D’autres points de bascule auxquels le monde s’approchait étaient le dépérissement de la forêt amazonienne et l’effondrement des courants océaniques régulateurs du climat.

Une deuxième étude publiée dans la revue Nature jeudi montre que les forêts tropicales humides d'Australie n'aspirent plus le carbone de l'atmosphère mais émettent plutôt du carbone, le principal agent de réchauffement de l'atmosphère, car de plus en plus d'arbres meurent à cause de la chaleur extrême.

Entre 1971 et 2000, ces forêts ont agi comme un puits, absorbant en moyenne 0,62 tonne de carbone par hectare et par an, selon l'étude. La tendance s’est radicalement inversée, les forêts libérant désormais environ 0,93 tonne de carbone par hectare et par an entre 2010 et 2019. Ce déclin se produit à un rythme de 0,041 tonne de carbone par hectare et par an, un taux supérieur à celui observé en Amazonie et dans les tropiques africains.

« La cause de ce déclin de la résistance des puits de carbone… est l’escalade des pertes de carbone… associées à l’augmentation de la mortalité des arbres », indique l’étude. Cette mortalité accrue n'a pas été compensée par une nouvelle croissance, car les gains de biomasse issus de la croissance des tiges sont restés stables ou ont même légèrement diminué au fil du temps. Bien qu’il y ait eu une augmentation du recrutement de nouveaux arbres, ces gains sont faibles par rapport aux pertes dues à la mort des arbres matures.

Les signataires de l'Accord de Paris se réuniront le mois prochain à Belém, au Brésil, pour des négociations portant sur la manière d'accélérer la transition des combustibles fossiles pour ralentir le réchauffement climatique.