Jessy Lanza chante la même vieille chanson sur Love Hallucination.
Jessy Lanza, Hallucinations d’amour
★★★
Hamilton, une ville portuaire du sud de la province canadienne de l’Ontario, a produit un nombre surprenant de musiciens électroniques de gauche, dont beaucoup partagent une palette musicale similaire. Parmi eux se trouvent Dan Snaith (mieux connu sous le nom de Caribou), le duo surnommé Junior Boys, et Jessy Lanza. Ils ont tous travaillé ensemble à divers moments, mais aucun aussi étroitement que Jeremy Greenspan de Lanza et Junior Boys.
Il a coproduit ses trois albums précédents, et tandis que d’autres producteurs contribuent ici, y compris l’artiste allemand Tensnake, son compatriote canadien Jacques Greene et l’artiste britannique Pearson Sound, la personnalité musicale la plus dominante est celle que Lanza a commencé à forger avec Greenspan sur son premier LP dix il y a des années. La musique est vaporeuse et douce comme du fil de fée, tandis que lyriquement, Lanza plonge dans des sujets plutôt moins doux, mais c’est une juxtaposition qui peut perdre son impact avec la répétition.
C’est efficace sur les sournoisement déconcertants Je me haisoù la phrase titulaire se répète tout au long (« tu n’es pas cool » est la seule autre parole à figurer), tandis que les mélodies plinking et apaisantes conviennent à un sentiment beaucoup moins brutal.
Lanza enterre à nouveau l’angoisse existentielle sur le morceau le plus dynamique du disque, Ne me quitte pas maintenant. Ce qui pourrait être lu comme un plaidoyer de base pour qu’un amant reste a une histoire plus riche, inspirée par le fait qu’elle a failli se faire renverser par une voiture à Los Angeles, déclenchant une période d’agoraphobie. Des sections enivrantes de rythmes de batterie propulsifs et une ligne de basse prodigieuse (peut-être fournie par Pearson Sound) jouent contre la voix aérienne familière de Lanza et une production rebondissante avec des résultats dynamiques qui devraient se traduire particulièrement bien dans un cadre live.
Le maestro en deux étapes Jacques Greene est responsable des rythmes saccadés sur le mélancolique Minuit Ontario, fondé par de longues notes de basse et les glissements occasionnels de Lanza dans un registre inférieur. Son fausset roucoulant est omniprésent à un degré presque grinçant sur l’album, donc quand elle change de vitesse, cela vous fait écouter plus fort ce qui se dit.

Jessy Lanza : une musique vaporeuse et douce comme du fil de fée.Crédit: Landon Yost
Co-écrit avec Tensnake, Limbo bénéficie de l’éclat disco rebondissant généralement associé au producteur allemand. C’est un autre morceau bubblegum-pop qui pourrait facilement être confondu thématiquement avec une romance chargée (« Je pourrais passer la nuit ou je pourrais y aller » ; « Je ne suis pas doué pour dire non », chante Lanza), mais il a en fait été inspiré par un passage tortueux incapable de rendre visite à sa famille au Canada en attendant une carte verte américaine.
Conduire est une pièce remarquable, presque entièrement instrumentale, qui donne une ambiance pastel au trope de la conduite à LA. Des pops et des bulles de son ajoutent du caractère aux notes de basse sous-jacentes plus douces, tandis qu’une séquence de synthé rêveuse vers la fin crée une ambiance plus béatifique. Cela ressemble à quelque chose que Barbie pourrait jeter dans la voiture en se dirigeant vers Malibu après avoir partagé un joint avec des amis.