La police fédérale australienne retient les preuves utilisées par les enquêteurs locaux pour poursuivre l’ancien membre du personnel libéral Bruce Lehrmann d’une enquête sur le procès pour viol abandonné.
Le directeur des poursuites pénales de l’ACT, Shane Drumgold, qui a lui-même été la cible d’allégations de Lehrmann, a également annoncé la retenue de documents assignés à comparaître par le chef de l’enquête Walter Sofronoff, KC, en raison du privilège légal.
Le gouvernement ACT tient une enquête sur le procès pour viol abandonné de l’ancien membre du personnel libéral Bruce Lehrmann.Crédit:Kate Geraghty
Une audience préliminaire devant le tribunal de première instance d’ACT jeudi a entendu que l’enquête avait demandé le mémoire de preuves contre Lehrmann, ainsi qu’une grande cache de séquences de vidéosurveillance obtenues par ACT Policing – une branche de la police fédérale australienne – mais il n’était pas encore être livré, empêchant Sofronoff de faire son travail.
Sofronoff, un ancien juge de la Cour suprême du Queensland, a interrogé l’avocate de l’AFP Katherine Richardson, SC, sur sa capacité à mener l’enquête sur le procès très médiatisé après avoir reçu des lettres du bureau du procureur du gouvernement australien disant que certaines lois non divulguées interdisaient à la force de fournir l’information.
« Je dois terminer cette enquête d’ici le 30 juin, et je ne peux pas si je ne sais pas quand des documents cruciaux arriveront », a déclaré Sofronoff. « Je dois avoir ce que M. Drumgold avait, et je dois avoir ce que l’AFP avait… franchement, je ne vois pas la difficulté à le produire. »
L’AFP a déclaré qu’elle coopérerait à l’enquête mais n’est pas légalement tenue de produire les documents demandés car il s’agit d’une entité fédérale qui n’est pas soumise aux compétences du territoire. Mais Sofronoff s’est demandé comment l’AFP pouvait prétendre qu’elle coopérait si elle ne précisait pas les lois interdisant la remise de documents.

Un nouveau procès a été abandonné en raison de préoccupations pour la santé mentale de Brittany Higgins.Crédit:Alex Ellinghausen
Richardson a déclaré que l’AFP ne voulait pas « submerger » l’enquête avec les plus de 100 gigaoctets de séquences liées à l’affaire et a accepté de fournir les raisons légales de la rétention de matériel d’ici une date le mois prochain.
Le tribunal a également entendu Sofronoff parler d’un enregistrement potentiel d’un appel téléphonique entre l’avocat du procès de Lehrmann, Steven Whybrow, et le surintendant détective de la police d’ACT, Scott Moller, recherché par l’enquête.