Le Parti travailliste va lancer une campagne controversée de répression de l’immigration avant le départ d’Anthony Albanese pour les Nations Unies à New York vendredi, mais il a abandonné les mesures les plus strictes qui auraient réduit les fausses demandes d’asile et les diplômés qui changent de visa.
Le ministre de l’Intérieur, Tony Burke, dévoilera jeudi les projets du gouvernement dans un discours prononcé au National Press Club. Son discours initial a été annulé au début du mois dernier, laissant un vide qui a donné lieu à des semaines de spéculation et permis à One Nation et à la Coalition de mettre en avant leurs projets de réductions plus drastiques.
Le Premier ministre n’a pas réussi à convaincre le chef de l’opposition Angus Taylor d’adopter une loi qui aurait inclus de nouvelles règles interdisant les demandes d’asile après quelques mois de séjour en Australie et réduisant le droit de recours des étudiants pour prolonger leur séjour.
Ces mesures seront abandonnées et les travaillistes espèrent qu’elles pourront être ressuscitées à un moment donné si la coalition vient à la table à l’avenir, même si l’opposition craint que Hanson ne les attaque s’ils acceptent de travailler avec le gouvernement sur la migration.
En attendant, Burke se retrouve avec des changements réglementaires qui n’exigent pas que les lois soient adoptées au parlement, où les travaillistes ne bénéficient d’aucun soutien à gauche ou à droite pour leurs projets.
Albanese avait déclaré à ses collègues il y a quelques semaines qu’il ne pensait pas que Burke devrait utiliser le club de la presse pour faire cette annonce, ce qui ne ferait que soulever une question politique sur laquelle Hanson fixait les conditions.
Mais le discours de Burke aura lieu jeudi, le même jour où le Bureau australien des statistiques publie la dernière série de chiffres sur la migration qui ajouteront à la pression politique sur le parti travailliste.
Cet en-tête a déjà rapporté que Burke envisageait d’intensifier les efforts d’expulsion des 77 000 non-citoyens illégaux en Australie, en envisageant de réduire les visas de partenaires, de restreindre les visas de routards et d’autres plans visant à mettre fin au changement de visa et à rendre plus difficile pour les gens de faire appel des décisions et de rester dans le pays.
Burke a initialement retardé son discours visant à accroître le contrôle du gouvernement sur le système migratoire pour éviter de devoir faire marche arrière sur des mesures insuffisamment préparées, comme le parti travailliste a été contraint de le faire avec ses modifications fiscales dans le budget de mai.
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