CIRQUE
Étang aux canards, ★★★★
Circa, Théâtre Princess, jusqu’au 25 janvier
Laisser de vrais acrobates se déchaîner sur les reliques de ballet les plus sacrées, Le Lac des Cygnessemble être le point final logique d’une tendance à long terme dans laquelle le ballet est devenu semblable à un sport extrême : une exposition de flexions étranges et de temps d’antenne vertigineux.
Duck Pond est une réimagination du Lac des Cygnes.Crédit: Daniel Boud
La compagnie de cirque assidue de Brisbane, Circa, n’offre rien de tel qu’un récit traditionnel du cygne ensorcelé. Au lieu de cela, il s’agit d’un mash-up allègrement impertinent : Odette dans le rôle du vilain petit canard, se rêvant en cygne.
Étang aux canards s’ouvre à la fête d’anniversaire du prince, une cour complète de gentils gymnastes se retournant, culbutant et sautant en walkovers, puis s’empilant sur les épaules. Le port de bras est impeccable, si port de bras signifie désormais équilibrer son compagnon sur sa tête.
Les points forts incluent une surprenante tour humaine de quatre hauteurs, rendue d’autant plus impressionnante par la relative intimité du Princess Theatre, et un numéro aérien en soie avec Asha Colless tenant une séparation nette avant de se lancer dans une ligne horizontale éprouvante.
L’histoire avance. Le Cygne Noir (Maya Davies) arrive et le Vilain Petit Canard (Sophie Seccombe) a honte de son manque de glamour. Une troupe de canards brandissant une serpillère tente de la consoler mais cela ne fonctionne pas : comme Charlie Curnow, elle doit devenir un cygne.

Dans l’ensemble, Duck Pond est une version merveilleusement raffinée du cirque moderne.Crédit: Daniel Boud
À l’étang local, dans une séquence de lancers sur le toit, le caneton découvre qu’elle aussi peut s’envoler. La conception sonore de Jethro Woodward est ici la plus inventive, avec une refonte cool de Tchaïkovski, troquant sa passion pour un jeu décalé.
Dans l’acte final, Étang aux canards prend une tournure de vacances alors que la fin du conte de fées est mise de côté. Au lieu d’un mariage, les caisses de la route arrivent et le sol est déchiré. Tout est dépouillé : la scène et les interprètes.
Eh bien, personne n’est réellement nu, mais certaines activités à saveur burlesque sont plus anciennes que ce à quoi on pourrait s’attendre pour un spectacle pour tous les âges. La fête se termine avec des incontournables du cirque : les cerceaux et la roue Cyr.
Dans l’ensemble, c’est un exemple merveilleusement raffiné de la vision du cirque moderne du directeur de la compagnie Yaron Lifschitz : une prémisse dramatique vive qui permet à un jeune ensemble de rafraîchir des routines par ailleurs familières.
Évalué par Andrew Fuhrmann