Critique du livre autobiographique de Patrick Stewart

MÉMOIRE
Faire en sorte qu’il en soit ainsi
Patrick Stewart
Simon et Schuster, 55 $

Patrick Stewart annonce dans cette autobiographie riche et séduisante qu’il sera « à jamais connu avant tout » sous le nom de Jean-Luc Picard dans Star Trek : La prochaine génération. Il dit cependant que « la célébrité que j’étais devenue savait que l’acteur que j’avais été pendant la majeure partie de ma vie était toujours là et était mon vrai moi ». Lorsqu’il rechigne aux six saisons qu’il devra faire, son agent dit que « rien de plus important ou financièrement avantageux dans toute votre carrière à ce jour ne peut égaler ». Star Trek. Il dit : « Je manquais de grandes occasions » et ajoute que 40 ans plus tard, il ressent encore parfois la même chose.

Patrick Stewart dans le rôle de Jean-Luc Picard dans Star Trek.Crédit: Trae Patton / Paramount+

Sa vie est la plus étrange des choses : il fréquente une école secondaire dans son Yorkshire natal et un professeur l’envoie à un séminaire d’art dramatique au début de son adolescence où il joue. Puis, à 15 ans, il obtient un emploi dans le journal local et décroche un énorme scoop. Il se rend au monastère anglo-catholique local lorsqu’il reconnaît une silhouette au manteau sombre. Il s’agit de Trevor Huddleston, le légendaire prêtre anti-apartheid qui se trouve toujours en Afrique du Sud. L’histoire entre dans Le poste du Yorkshire.

Pourtant, la scène est le seul endroit où il se sent en sécurité, c’est pourquoi il demande une bourse pour étudier au Bristol Old Vic. Il est la seule personne à avoir reçu un diplôme sans diplôme d’Oxbridge. Il voit Peter O’Toole jouer Vladimir dans En attendant Godotun rôle qu’il jouera plus tard dans Estragon de son ami Ian McKellen.

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Stewart reçoit une offre du Old Vic de Londres pour faire le tour du monde dans trois pièces, celle de Dumas La Dame aux Camélias, Douzième Nuitt, et Jean Giradoux’s Duel des Anges dans une production dirigée par Robert Helpmann. Stewart est amoureux de sa star, Vivien Leigh. « Je n’avais jamais rencontré, dit-il, quelqu’un d’aussi célèbre, ni d’ailleurs d’aussi talentueux ». Il a à peine un mot à dire mais il sauve le spectacle un soir où les lumières tombent en panne. « Vous devez m’appeler Vivien », dit-elle, et ils jouent à des charades avec d’autres membres de la distribution pour l’endormir. Elle l’appelle « homme brillant » et lui présente « un mouchoir en lin doré… Je l’ai toujours ».

De retour en Grande-Bretagne, il vise la Royal Shakespeare Company. Peter Hall et John Barton lui confient un emploi, et il se retrouve à incarner le premier joueur du légendaire Hamlet de l’époque, David Warner, qui prononça les paroles de Hamlet « comme si elles étaient prononcées pour la première fois ». Plus tard dans Star Trek : La prochaine génération Des stars invitées par Warner avec un effet époustouflant.

Patrick Stewart (à droite) et Ian McKellen dans une production de 2016 de No Man's Land de Harold Pinter.

Patrick Stewart (à droite) et Ian McKellen dans une production de 2016 de No Man’s Land de Harold Pinter.Crédit:

Stewart apparaît également dans le transfert à Broadway du film de Peter Brook. UN Le Songe d’une nuit d’été dans le petit rôle de Snug the Joiner. Il tente de convaincre l’auteur légendaire qu’il va bricoler un mur en briques, mais échoue. Puis quelques jours plus tard, sur la route, au milieu du trafic intense de Manhattan, Brook dit : « Patrick ! Rappelez-vous ce que vous avez fait avec des briques. Remettre. J’aime ça. »